samedi 2 juillet 2011

Old Dhaka 1 - Monuments et rencontre fortuite

Après une nuit très courte (dur de s'endormir avec le décalage horaire + réveillée en sursaut par le plus gros coup de tonnerre de toute ma vie!!), je parviens finalement à me lever et me mettre en route pour Old Dhaka. Mais le temps de trouver un baby taxi (rickshaw motorisé) et de me rendre à destination, il est déjà 11h passées.

Je commence ma visite par le principal temple hindou de Dhaka, Dhakeswari Temple. Il faut savoir que seule 10% de la population est hindou, les 90% restants sont musulmans. Le temple n'a rien de spécial, si ce n'est son atmosphère tranquille, son parfum d'encens et ses toits colorés.


Je quitte le temple à pieds et me dirige vers Lalbagh Fort, un des plus gros monuments de Dhaka. La construction du fort a débuté en 1677 sous les auspices du Prince Mohammed Azam et a été poursuivie par Shaista Khan. Mais suite à la mort de la fille de Khan, Pari Bibi, la construction n'a jamais été terminée. Seuls trois batiments du fort ont été achevés en 1684, dont le Mausolée de Pari Bibi, seul monument au Bangladesh fait de basalte (noir) et de marbre blanc.




Dès mon arrivée, deux filles tentent d'entamer la conversation, mais elles ne parlent que bangla alors nos échanges sont très limités. Elles se décident à me suivre tout au long de ma visite, et on parvient finalement à se comprendre pas trop mal, quelques mots de bangla par ci, quelques mots anglais par là, et des gestes pour compléter.



Au moment de partir, l'une des filles insiste pour que je passe chez elle, au moins rapidement, saluer ses parents. J'hésite, j'hésite, et je finis par céder, voyant qu'elle habite tout près. Ravies, les deux m'entraînent à travers une ruelle étroite et boueuse jusqu'au logement en question. Je reste dans la pièce principale, dans laquelle il y a un lit double, une télé et une chaise. on me fait signe de m'assoir sur le lit et bientôt la famille débarque. La mère, le frère, la soeur, ma voisine, le fils de la voisine...

La maman, chez elle, puis après qu'elle se soit changée pour sortir:


Une de mes acolytes découpe une mangue. Je pensais que nous allions la partager mais non, tous insistent pour que je la finisse à moi toute seule. Pas ravie (il faut savoir que j'ai une histoire difficile avec les mangues), je m'efforce de finir. il faut dire qu'elle est bonne, et qu'elle a été épluchée, mais je suis méfiante avec les fruits, surtout après seulement quelques jours. Quand enfin j'avale le dernier bout, soulagée, voilà que ma camarade sort un énooorme durian jacquier (ndlr: mea culpa, je confonds toujours les deux, c'est gros, vert avec des pointes et pas bon) et commence à couper des bouts qu'elle place sur une assiette. La voyant venir, je lui fais signe que je ne peux plus rien avaler (il faut savoir que si je n'ai pas d'histoire difficile avec les durians, c'est parce qu'au Cambodge j'ai toujours réussi à les éviter, l'odeur me dissuadant de toute découverte gustative, et c'est dire, sachant que par ailleurs j'ai mangé des scorpions et autres cancrelats...)(ndlr: bon, du coup j'ai été épargnée par le durian, mais j'aime quand même pas le jacquier)! "ek piece, ek piece" (un morceau, un morceau). Bon, ok mais un seul! Et bien sûr, à peine fini: "dui piece, dui piece" (deux morceaux, vous l'aurez compris)...

J'ai finalement réussi à les convaincre (à coup de mimiques et de main sur mon ventre) que ce n'était pas très prudent pour moi, et j'ai pris congé, après moults et moults remerciements. La mère et la fille (celle qui m'a amenée) me font signe qu'elles me raccompagnent. Mais arrivées dans la rue, elles ont l'air d'attendre mes directives, et je comprends finalement qu'elles veulent venir avec moi, chez moi!! Je leur explique tant bien que mal que je ne rentre pas chez moi et que je vais visiter Old Dhaka. Elles finissent par comprendre (elles ont l'air déçues), et m'invitent à revenir, maintenant que je connais le chemin.

C'est fou ce qu'on est capables de se dire finalement sans parler la même langue!!

La suite de cette journée de fou, demain!
Pour ce soir je suis épuisée: mes émotions, mon attention et ma concentration ont été monopolisées toute la journée, je n'ai plus d'énergie! et puis ce n'est pas comme si demain dimanche était le premier jour de ma semaine de boulot...!

1 commentaire:

  1. Bonjour Mélody,
    J'aurais bien passé un moment avec toi dans le jardin paisible et verdoyant.
    Un peu inquiétant à mon goût la visite chez tes deux copines mais la fin est heureuse et les commentairtes ammusants (l'odeur du durian me rappelle des souvenirs de Thäilande).
    Soit prudente, bonne continuation, bisous, Vincent G

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