vendredi 30 mars 2012

Petit billet sur les hopitaux bangla...

Donc pour l'update de la semaine (dernière), j'ai décidé de tester les hôpitaux bangla, comme ca pour le fun, histoire de comparer avec mes expériences africaines et je trouve que ca vaut le coup de partager...

pas si mal je dois dire, un poil excessif sur le nombre de tests et pas très doués pour les injections, mais sinon pas mal du tout! ils font surtout fort pour les visites et l'entertainment, pas le temps de s'ennuyer ! Alors il y a le mec qui vient pour faire le ménage de la chambre, ensuite le mec qui vient pour vérifier que le mec qui vient faire le ménage a fait le ménage correctement, ensuite la diététicienne, ensuite il y a le gars attitre aux soupes, qui apporte de la soupe toutes les deux heures, le gars attitre aux jus, qui apporte du jus toutes les deux heures, ensuite les repas (le gars qui apporte le repas pour les patients et le gars qui apporte le repas pour les visiteurs, parce que non c'est pas le même), ensuite les gens qui viennent vérifier si le repas est satisfaisant (ne rêvons pas ca reste un hôpital) les injections, les medocs avant et après repas, le gars qui vient vérifier la peinture de la chambre (oui oui), le docteur qui daigne venir deux fois par jour pendant cinq minutes pour dire "everything is under control, see you tomorrow"... bref pas moyen d’être tranquille !

Mais a cote de ca pour les visites il faut une carte spéciale visiteur, sinon les gens extérieurs n’ont pas le droit de rentrer. Parce que « Help your relatives to go home quickly by limiting the number of visits »… Pour le coup c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité, pour une fois que je trouve une vraie occasion de placer cette expression!! et attention, que deux visiteurs a la fois. Mais bon, c'est le bangladesh ici et les règles sont faites pour ne pas être respectées, donc il suffit qu'un groupe de visiteurs arrive, prenne l'ascenseur réservé aux patients, et informe le monsieur qui gère l'ascenseur (oui on a des messieurs qui gèrent les ascenseurs ici, il faut bien créer des métiers pour tous ces gens, on est quand même dans le pays le plus densément peuplé au monde) que si il les laisse passer Allah lui sera reconnaissant a jamais. j'adore ce pays!
NB: toutes les visites susmentionnées s'annulent automatiquement en cas de match de cricket Pakistan-Bangladesh lors de la finale de la Asia cup, a ce moment la personne n'est disponible dans tout l'hôpital, sauf le gars des jus qui reste scotche devant la télé avec nous pendant 1/2h... oui oui... et le bangladesh a perdu... oui oui... grande tristesse nationale cela dit, surtout a qqes jours de l'independance day, toute une histoire entre le pakistan et le bangladesh, bien plus qu'un simple match. snif. mais ils ont bien joué, on est fier d'eux et ils ont battu l'inde, bam, dans les dents, c'est déjà pas si mal.

PS: reveillez-vous un peu pour les commentaires, ca s'endort la ;)

samedi 24 mars 2012

Soucis de santé

Cette fois-ci j'ai une excuse pour mon silence un peu prolongé... J'ai en effet eu quelques soucis de santé cette semaine, une infection urinaire qui s'est transformée en pyelonephrite (infection du rein) alors que j'étais sur le terrain dans le Nord du pays. (bien sûr, ce genre de choses n'arrive jamais quand on est a la maison ou a proximité d'un medecin/hopital).

Bref, j'ai été hospitalisée quatre jours, sous perfusion et avec une batterie de tests et de medicaments. On les soupçonne d'avoir réagi de façon un tout petit peu excessive, mais bon, c'est mieux que le contraire. Mes deux boss ont surveillé de près et étaient prêts à m'envoyer à Bangkok en cas de complications, et ils ont fait jouer leurs relations pour me mettre en relations avec une infirmière américaine qui a revérifié tous mes résultats.

Je suis de retour à la maison, ultra fatiguée mais la douleur est partie, l'infection est maitrisée, j'ai des antibios à prendre pendant presque trois semaines et encore deux jours d'injections (victoire, après 4 jours d'injections horriblement douloureuses dans les mains et un genre de phlébite de la main gauche, ils ont enfin compris que ça marche aussi dans le bras, et que là au moins je ne sens rien)... enfin bon, il n'y a pas à dire, c'est tout de même mieux que ce que j'ai ou voir au Niger (en tant que patiente) et au Burkina (en tant qu'aide-chirurgien), donc je ne me plains pas (trop)...!!

Bref, maintenant je dois juste récupérer...
Bisous!

Jolies créations

Je ne fais jamais de pub sur mon blog mais je vais faire une entorse à la règle pour vous présenter le site de Julie, une vieille amie des Jeunes pour la Nature qui se lance dans la vente de ses créations. C'est beau, c'est frais, c'est original, c'est naturel... Allez faire un tour!
http://www.lombellifere.fr/

samedi 17 mars 2012

San Martins et Khulna

Je me rends compte que je n'ai jamais posté d'article sur San Martins et les autres petits voyages faits ces derniers temps - MAIS pour une fois les photos (de San Martins)sont en ligne, il y a un album sur la droite :)

Le 21 février étant férié (mother language day, expliqué dans un article précédent), j’en avais profité pour prendre congés le 22 et le 23 et avoir un week-end de 5 jours.

21 février : escapade dans deux villages au nord ouest de Dhaka
10 personnes (+2 chauffeurs), 2 voitures, 2 villages, indiqués comme intéressants dans le Lonely Planet. Le premier regorge de vieilles grandes maisons construites par les familles hindoues aisées et abandonnées par la suite. Le village est également réputé pour son artisanat de bronze. Nous avons pu visiter un atelier de fabrication d’objets d’art. Les artisans commencent par sculpter le modèle dans le la cire, avec tous les détails et une patience incroyable. Puis ils moulent de l’argile tout autour et font cuire le tout. L’argile durcit, et la cire fond. Les artisans font alors couler le bronze à l’intérieur du moule en argile puis laissent sécher ( ? j’ai un doute, le font-ils recuire ?). Pour finir, ils cassent le moule en argile pour récupérer l’œuvre. En résumé, pour chaque œuvre produite, deux reproductions sont préalablement fabriquées et détruites, celui en cire et celui en argile. Inutile de préciser que les œuvres sont vendues chères…
Le deuxième village, Gurudia, est connu pour être un village de charmeurs de serpents. Si chaque famille possède effectivement des serpents, le terme de charmeurs est un brin exagéré. Les serpents sont gardés dans des boites en bois étonnamment petites, et ne sont sortis que pour des exhibitions ou des combats. Bien sûr, voyant arriver une horde d’étrangers, on nous a sorti quelques six ou sept serpents différents. Certains venimeux, d’autres privés de leurs venins, d’autres encore non venimeux, les plus téméraires d’entre nous ont pu manipuler les reptiles... Le plus impressionnant de tous, qui à lui seul valait le détour, est sans hésitation le cobra royal. Devant les provocations et agitations du « charmeurs de serpent », le cobra s’est effectivement dressé et a entamé une sorte de danse au son de la flûte, ponctuée de bonds en avant pour tenter de mordre l’humain qui lui faisait face.


San Martins
Le 21 au soir, j’ai pris le bus avec Sami direction San Martins Island. Ile corallienne a l’extreme sud du Bangladesh, tout près de la frontière birmane – que nous avons vue de loin, mais mieux vaut ne pas s’approcher de trop près étant donné qu’elle est fermée et que l’armée tire à vue…. Ile paradisiaque, plages blanches parsemées de coraux blancs, rochers noirs et coquillages rose, mer turquoise et chaude, ciel bleu et cocotiers, loin de la foule grouillante et des klaxons de Dhaka. Seul hic (auquel l’île doit sa tranquilité) : l’accessibilité. Nous avons quitté Dhaka en bus le 21 vers 21h et avons roulé toute la nuit via Chittagong puis Cox’s Bazar pour arriver dans la matinée à Teknaf. De là, nous avons pris un gros bateau pour une traversée de 2h direction l’île de San Martins. Arrivés sur l’île, après avoir mis les pieds dans le sable et bu une noix de coco, c’est reparti pour 20 minutes de speed boat pour rejoindre l’autre côté de l’île, le côté sauvage et non touristique, où nous logeons. Un tout petit campement avec 6 ou 7 grandes tentes (deux lits doubles dans chaque), dans lequel nous sommes tous seuls, avec le cuisinier et un autre gars qui travaille là ! le Paradis 
En bref, un séjour, et surtout un vingt-cinquième anniversaire bien relax à explorer l’île, se baigner, regarder le coucher du soleil, boire du jus de coco et manger du crabe et du poisson grillé…

Nous repartons le 24 dans l’après-midi pour arriver à Dhaka le 25 au matin et…… repartir pour Khulna le 25 au soir !

Khulna
Visite de terrain de cinq jours, pour finaliser le choix d’activités à développer dans chaque village. Avec moi : un traducteur, qui a beaucoup d’expérience de travail avec les communautés, et Sami, comme photographe officiel (on prévoit de faire une brochure nationale, donc besoin de bonnes photos, de même que pour les rapports d’activités). Comme toujours très stimulant et très accueillant, j’apprécie de plus en plus car les gens commencent à me connaître dans les villages et l’accueil est toujours extrêmement chaleureux :)

Retour à Dhaka le 1er au soir. Et triple anniversaire le 2 au soir avec une bonne quarantaine de personnes dans notre appart, pour fêter l’anniversaire de Thomas (22 janvier), moi (23 février) et Hazel (2 mars). Soirée sympa !

samedi 10 mars 2012

Happy Holi!

Jeudi, c'était le jour du festival Holi, un festival hindou pour célébrer le printemps (encore!), aussi appelé festival des couleurs. Notre ami indien a réussi à nous faire inviter à une fête privée vendredi, organisée sur le toit d'un immeuble par plusieurs famille hindoues.

La règle du jeu: s'enduire d'huile des pieds à la tête avant de partir, car l'huile facilite le détachage de couleurs après-coup, et se vêtir d'habits qu'on ne compte pas remettre un jour (quoi que...?)...
Se rendre sur les lieux, où on se fait accueillir par un "Happy Holi" et un joli trait de poudre rose sur le front... et se mêler joyeusement à la foule en lançant de la poudre de peinture sur tout le monde! au début il n'y a que la poudre, puis vient l'eau... et pour finir ce sont des seaux d'eau colorée qui se renversent sur les gens!! Au niveau artistique, le milieu est le plus intéressant, quand les visages et les habits sont encore un joyeux mélange de couleurs vives, juste avant que les seaux d'eau vert foncée ne viennent noircir le tout... mais on s'amuse du début à la fin, avec la joyeux sensation d'avoir de nouveau cinq ans :)

Une fois les couleurs et l'eau épuisés, (de même que les participants, mine de rien non, on n'a plus cinq ans!), de la nourriture est servie. ne pas regarder de trop près, car des taches de peinture parsèment les plats, mais peu importe, c'est le festival des couleurs! puis la fête se transforme en apres-midi dansante au son de musique indienne.

Sami et moi sommes repartis en milieu d'apres-midi... à pieds! Hilarant de se promener en pleine rue comme si de rien n'était en étant couvert de peinture des pieds à la tête... et encore plus hilanrant de voir l'expression de surprise sur le visage des gens, qui ne savent pas trop si ils peuvent rire ou non...

Le après-Holi, ça donne ça:

Seul hic: qui eut cru que les pigments seraient aussi tenaces??? Après multiples (et énergiques) shampoings... mes cheveux sont toujours verts et jaunes!! oups...

lundi 5 mars 2012

Des idées, plein d'idées!

Je m'installe! Maintenant que je suis là pour un bout de temps, il est temps de me lancer dans quelques petites activités. Déjà, je fais du tri dans mes albums Picasa. Ma galerie était pleine, j'ai donc supprimé tous les albums de l'Inde et vais en faire un seul avec juste une sélection, comme ça j'aurai de la place pour les photos du Bangladesh. J'en ai plein de jolies à rajouter, je suis entourée de photographes alors c'est plutot stimulant.

ensuite, en parlant de photographie, il se peut que je prenne un cours dans une école de photo ici. Rien du sûr, ça en est juste à l'état d'idée avec ma copine Nina, reste à voir si c'est combinable avec nos boulots respectifs.

Si tout va bien, demain soir je devrais être l'heureuse propriétaire d'un vélo! Oui oui j'ai décidé de reprendre les bonnes habitudes et me rendre au boulot en vélo, ça me fera faire du sport un peu et puis je gagne en indépendance. Mais pas de souci, mon amour pour les rickshaws reste entier.

J'ai aussi prévu d'aller au gym de temps en temps avec une de mes collegues, parce que faire du sport en plein air ici est pas évident pour une fille. C'est pour bientôt :)

Je me suis remise à la peinture, et j'apprends le style de graphismes bangla aussi.

Je joue de la guitare, un peu, je ne sais pas faire grand chose mais j'apprends toute seule, doucement mais surement, ça me détend et je me fais plaisir, c'est l'essentiel.

Je travaille la lecture et l'écriture bangla, et j'adore! j'ai décidé de me remettre un peu plus sérieusement à l'apprentissage du parler, au programme un cours par semaine, peut-être plus, c'est un début.

et à coté de ça je bosse, beaucoup même! et je compte bien continuer mes visites de découverte du pays de temps en temps le week-end. Dans les choses que je veux faire, il y a la visite d'une usine à brique et celle d'une usine de fringues. Typique bangla, il faut l'avoir vu une fois. Ah, et il se peut que je doive sortir du pays d'ici 6 jours parce que mon visa expire jeudi, hihi... bon, si il faut j'irai au Nepal ou à Bangkok, ce sont les deux destinations frequentes pour renouvellement de visa.... je vous tiens au jus!

Bref, reste à voir comment tout ça se met en pratique, mais les idées c'est de l'énergie positive, ça fait du bien :)

Des bisous!