mardi 16 septembre 2014

Next!

Après un break bien plus long que prévu, départ demain matin pour la grosse pomme!

La suite par ici ---> dhakanewyork.blogspot.com !

A bientôt pour de nouvelles aventures ;) 

lundi 12 mai 2014

Suite et fin - de ce chapitre...

Après un séjour vraiment dépaysant en Birmanie, je suis retournée au Bangladesh pour deux semaines. Moi qui pensais que les adieux seraient vraiment difficiles, les choses ont en fait été relativement "smooth". Le voyage de deux mois était vraiment la transition idéale: j'avais déjà vidé ma chambre et fait une (non deux, ou plutot trois) soirée(s) de départ, revu tous les gens qui me tenaient à coeur, mais sans adieux déchirants puisque je leur disais juste "à dans trois mois". Cette fois, j'étais de retour, mais j'avais déjà "quitté" le pays: plus de chambre, toutes les affaires dans une (ou deux; ou trois) valises, plus de boulot, et tout le monde avait bien enregistré que je partais, donc ca s'est très bien passé. 

J'ai pu partir sur le terrain pendant cinq jours pour revoir tous les villages, constater l'avancée des travaux et dire au revoir à tout le monde. Cela m'a fait vraiment du bien de constater comme les choses ont progressé, on voit maintenant de l'agriculture verticale partout dans les villages, et chaque personne insistait pour qu'on vienne voir ses installations à lui ou à elle. La récolte d'hiver avait été excellente, ce qiu a vraiment motivé les villageois à doubler leurs efforts. Le projet a aussi introduit la culture de carottes et betteraves, qui n'étaient pas communes dans ces villages avant, et les deux légumes ont produit énormément. Lorsque j'ai demandé aux femmes comment elles les consommaient, elles ont dit "en salade, parce qu'on nous a dit qu'il y avait plus de valeurs nutritives que si on les faisait bouillir" et que "en plus c'est bien, avant on ne mangeait que des légumes verts mais maintenant on mange des couleurs et on a entendu dire que c'était bien mieux pour la santé". Trop contente! Cela dit elles ont insisté pour me faire gouter les carottes du jardin - entre temps lavées dans l'étang. Hum. J'espère bien que l'équipe nutrition du WorldFish pourra venir faire une petite intervention pour leur donner des idées de recettes, leur parler des associations de légumes et de petits gestes d'hygiène (en particulier si elles mangent les légumes crus). Quatre groupes de fermiers se sont cotisés pour m'offrir un cadeau de départ... je n'en revenais pas! ce sont des gens qui ont vraiment très peu de moyens; alors forcément c'est touchant... Et puis c'était trop mignon, j'ai eu deux statuettes hindoues et deux mugs (dont un "Angry Bird", haha la mondialisation!!).

Le reste de mon séjour, j'en ai profité pour retourner à Old Dhaka deux fois; et à Dhanmondi pour les fuchkas au bord du lac, et puis faire quelques soirées avec les uns et les autres, et à profiter encore un peu de notre (enfin, plus le mien) petit appart, avec Anne et Anne-Louise. Tout le monde (moi y compris) avait l'impression que de toute façon ce n'était pas un adieu mais un "au revoir, à la prochaine". 

Bon, je ne peux pas dire que je n'ai pas versé ma petite larme d'émotion à l'aéroport (en partie pour convaincre le monsieur de fermer les yeux sur mes kilos supplémentaires). Mais c'est une page qui se tourne et j'en ai profité pleinement. Et puis, autre chose m'attendait à la maison...

Je suis donc rentrée le 10 au soir et ma petite filleule, prévue pour le 1er mai, a décidé de montrer son nez le 12 au matin! J'ai donc fait sa connaissance le 13 à Lyon :) 
Depuis je ne chôme pas, enfin techniquement si je suis au chômage même si tous les gens que je rencontre s'obstinent à appeler ça des vacances ;), mais j'en profite pour faire toutes les choses que je n'ai pas eu (ou pris) le temps de faire depuis des années, à commencer par du tri et du rangement! 

Le prochain chapitre se précise, et il se pourrait bien qu'il fasse l'objet d'un nouveau blog... Mais je posterai un dernier article ici si c'est le cas ;)

En tout cas, toi qui lis toujours, merci à toi, et à bientôt! 

dimanche 11 mai 2014

Birmanie

Salut salut,

S'il y a encore des gens qui lisent ce blog, ils doivent savoir que je suis maintenant rentrée en Alsace depuis un mois. 

Mon retour a été précédé de 3 semaines en Birmanie, un de mes coups de coeur, un pays qui certes est en train de s'ouvrir au tourisme à vitesse grand V mais qui garde encore une forte authenticité, qui ne ressemble en rien à ses voisins, qui étonnamment m'a rappelé l'Afrique sur plusieurs points, et qui nous fait complètement tomber sous son charme. Petit résumé :

- Marion est arrivée à Bangkok quelques heures avant que Maman ne s'envole pour la France. Echange standard à l'aéroport donc. Bis repetita, je l'ai emmenée au palais royal, puis nous avons fait un tour en barque dans les canaux de la ville, pour finir la soirée à Kao San Road. Le soir, on s'arrête pour un massage des pieds avant d'aller se coucher. Ma masseuse, une thai d'une cinquantaine d'années,  nous demande d'où on vient puis nous avoue timidement être une grande fan d'Edith Piaf, avant de se mettre à chanter "Noooon rien de rieeeeeen" dans un français absolument impeccable!! On tente bien de l'accompagner mais on s'avoue vaincues, elle connait les paroles mieux que nous. Bluffées et complètement sous le charme, on essaie de leur ramener des clients (ça fait quand meme au moins cinq fois que je me fais masser chez eux), et je passe un bon quart d'heure à répéter leur rangaine habituelle "fish spaaaaa thai massaaaaaaage" ce qui fait bien marrer les touristes et finit quand meme (ouf, mon ego est sauf), à en convaincre un ;) 

- Le lendemain on s'envole pour Mandalay. Petite visite de la ville en elle-même, escalade de la colline de Mandalay en haut de laquelle on passe un moment à discuter avec un groupe de jeunes birmanes qui cherchent à améliorer leur anglais en conversant avec les touristes. Elles nous questionnent sur notre culture et nous sur la leur, bonne introduction au pays :) Le lendemain, visite des anciennes capitales autour de Mandalay. Entre autre, soierie, temples et monastères, ballade en calèche dans la campagne, déjeuner des moines...

- Etape suivante: Bagan et ses deux milles temples, que nous explorons en solex la première journée puis admirons du ciel au moment de notre bapteme de montgolfière le deuxième jour. La vue à couper le souffle valait chaque centime! Nous logeons chez un couple adorable, et mangeons trois fois dans le meme resto tellement nous avons adoré les gérants. 

- Troisième étape: trek de trois jours de Kalaw à Inlé. On tombe dans un groupe extra, avec deux couples d'allemands et un coréen un peu bizarre, et une jeune guide birmane de 22 ans vraiment rigolote. La marche n'est franchement pas épuisante mais les paysages sont étonnants (saison sèche, pistes en latérite, montagnes, cultures sèches rouges, oranges, ocres, jaunes, et un peu de vert quand meme, énormes arbres...)  et l'ambiance vraiment chouette. Le soir on dort dans des villages, dans des familles. La communication est limitée puisqu'ils ne parlent pas anglais mais le côté authentique recherché est là: les gens font leur vie sans trop se préoccuper des touristes!

- Plusieurs jours à Inlé: balades en barque sur le lac, ou les gens pagaient avec la jambe, observation de la collecte d'(algues, fabrique d'ombrelles, cigares, tissage de la fibre de jacynthe d'eau etc, puis balade en vélo aux alentours et découverte de vignes avec dégustation de vin. Très calme et paisible, on serait bien restées plus!

- Quelques jours à Hpa An, dans le sud: grottes-tempes magnifiques et escalade (dure!!!) de la montagne sacrée. Bateau jusqu'à Mawlamyne ou nous passons l'aprem avant de prendre le bus de nuit pour Rangoon.

- Rangoon: visite à un ami, temples, parcs, souvenirs etc... 

En vrac: des locaux (des gens, pas des batiments) super accueillants et souriants, du thé gratuit partout, de l'eau bouillie à disposition des voyageurs dans les rues, les temples etc, des paysages très variés, des temples, des temples, et encore des temples, mais d'âge et de style différents, incluant des grottes-temples magnifiques, des constructions au sommet de montagnes (raides, très raides!!), des pagodes en vieilles briques rouges ou au contraire toute dorées..., des animaux typiques selon le jour de la semaine ou on est né (je suis tigre et Merion lion), des marionnettes, des moyens de transports divers et variés (du tuktuk au taxi brousse en passant par le pousse pousse, la barque et le solex), une nourriture elle aussi pas mal variée et parfois surprenante mais toujours excellente, des visages si beaux et expressifs (surtout les personnes agées), couverts de la typique poudre de tanaka, des couleurs et des épices, une curiosité presque comparable à celle des Bangladeshis face aux étrangers, une façon très particulière d'interpeller les serveurs (sorte de bruit de bisou inimitable avec la bouche)... Bref, une destination à recommander!


jeudi 27 février 2014

Thaïlande!

J'ai quitté Arianna le 22 février alors qu'elle continuait son périple en Malaisie et que je  m'envolais pour la Thaïlande ou me retrouvait maman le 23 (jour de mes 27 ans) a Bangkok a 7h.

Bornéo fut un magnifique voyage, très riche en expériences et découvertes. Nous avons eu l'impression que chaque chapitre de quelques jours nous apportait une nouvelle histoire a raconter, principalement axees sur les activités sportives et la biodiversité.

La Thaïlande est un nouveau monde, un nouveau chapitre, cette fois bien plus orienté culture.  Après une très courte nuit pour chacune de nous, nous nous sommes tranquillement imprégnées de l'ambiance de Bangkok a travers différents temples, puis le majestueux palais royal. Nous nous regalons des couleurs et de la finesse des peintures et mosaïques. Le soir, délicieuses grillades d'anniversaire (poisson et crevettes) a la lueur des lampions et bougies.

Nos coups de coeur du deuxième jour furent le wat Arun ou temple de l'aube, magnifique temple en mosaïque colorée souvent utilisé comme logo de la Thaïlande, et la wat pho, célèbre pour son immense bouddha couché aux pieds incrustés de nacre. En fin de journée, nous avons relâché nos tensions avec un bon massage des pieds.

Le troisième jour a été consacré a la visite de Ayuttayah, l'ancienne capitale.  La ville est grande et nous n'avons vu qu'une sélection des multiples temps et vestiges. Ici, plus de pierres et moins de dorures mais tout autant de charme.  Malheureusement, certains temples semblent sérieusement s'affaisser (on dirait des structures en chocolat fondu!).

Hier nous sommes arrivées a chiang mai, charmante petite ville a taille humaine au nord de la Thaïlande, incroyablement plus calme et relax que bangkok. Nous avons vagabondé dans les rues de temple en temple, dont certains sont a couper le souffle.

C'est les vacances, il fait chaud et on en profite bien pour prendre les journées relax, se retrouver et papoter :)

Demain départ pour deux jours de trek dans les villages du Nord.

Grosses bises a tous!

jeudi 20 février 2014

De retour des coupeurs de tête! Chapitre 5: le parc de Gunung mulu

Après ce qui fut probablement la rando la plus intense de nos vies (10h de marche et 3400m de dénivelé le deuxième jour) mais avec la satisfaction d'etre arrivées au sommet et la beauté d'un lever de soleil dans un paysage lunaire à 4095m, nous partons pour les kelabits highlands, terres des anciens coupeurs de tête.  Considerant nos courbatures plutôt conséquentes, ces quelques jours sont placés sous le signe du repos et nous apprecions le calme du lieu (nous sommes au milieu de la foret, accessible uniquement par 1h d'avion ou 10h de route dans la jungle), et nous consacrons notre temps a la découverte de l'histoire et la culture par des discussions avec les locaux et des lectures. Nous logeons au jungleblues a bario puis chez Philip et Pauline dans le petit village de Pa Lungan. Très apprécié!!!

Nous nous envolons ensuite pour notre dernière étape, le parc national de mulu. Au programme: jungle (a nouveau) avec son lot de bêtes bizarres, et grottes, la "spécialité" de mulu.  Retour a miri puis kl puis vol pour Bangkok le 22 au soir, ou me rejoint maman le 23 au matin (beau cadeau d'anniversaire de s'offrir un voyage mere fille cette fois)...

A bientôt!

samedi 15 février 2014

Borneo chapitre 3: l'ascension du mont kinabalu

On l'a fait! Nous avons fièrement grimpé jusqu'au sommet du mont kinabalu.  La randonnée a duré deux jours, et si je m'étonnais de ne pas m'être beaucoup fatiguée le premier jour (a part dans les derniers 500m qui sont les plus durs), je pense que le deuxième jour est le jour de rando le plus dur que j'aie fait jusque là.

Jour 1, la randonnée commence a timpohon gate a 1500m et se termine a laban rata, 6km plus loin a 3200m. Nous avons mis 4h30, en marchant a un rythme suffisamment lent pour ne pas nous essouffler et ne pas nous arrêter. La nuit de passe a laban rata, en dortoirs de 4. Sommaire mais suffisant (bien qu'his de prix!!). Le lendemain matin, départ a 2h40 pour le sommet, 2.7 km plus loin a 4095m. La montée se fait sur rocher, assez raide, avec par moment une corde pour se hisser.
Nous mettons 3h et arrivons a temps pour le lever du soleil a 5h40. Mais il fait tellement froid avec l'altitude et le vent que nous entamons la descente a 6h. Arrivée a laban rata a 9h (Arianna un peu malade en route, sûrement a cause de l'altitude), mis nos revigorons avec un copieux petit dej. A 10h30, nous entamons la descente bets timpohon a nouveau.  Les trois derniers kilomètres sont vraiment durs parce que les jambes souffrent sérieusement.  Au total,, c'est 11,4km marchés dans la journée avec un dénivelé de 3400m pour un total de 10h de marche... vraiment intense mais ça vaut tellement le coup!! La montee offre une vuesur tout sabah, le paysage apres laban rata est lunaire, la montée a la corde et a la lampe de poche est geniale et le lever du soleil au sommet est magique!!!

Je recommande donc, même si mes jambes ne m'obeissent plus vraiment aujourd'hui ;)

Prochaine étape: bario et les kelabits highlands!

mercredi 12 février 2014

borneo chapitres 1 et 2: Sipadan et la rivière kinabatangan

Salut tout le monde,

Petit résumé rapide des aventures sur borneo jusqu'à aujourd'hui :

Chapitre 1: Île de maboul et réserve de Sipadan.  Plongée pendant cinq jours avec tortues geantes, près de 150 requins, la magnifique tornade de barracudas, les bans de jackfish, les sting raies et une raie aigle, un requin baleine, les poissons habituels multicolores, du corail dur et mou aussi multicolore et pis ma nouvelle passion, les nudibranches (google image), trop joli!!!

Rencontre avec Arianna, ma compagnonne de voyage rencontrée sur le forum du lonely planet, super sympa et avec qui le courant passe très bien.

Chapitre 2: bus pour sépilok ou bus allons visiter le centre de réintroduction des orangs utans. Pour etre honnête c'est sympa de voir les orangs utans d'assez près au moment du nourrissage (deux fois par jour pour compléter leur régime naturel) mais ça fait quand même un peu zoo....
Ensuite en route pour la rivière kinabatangan pour trois jours deux nuits dans la jungle avec uncle tan. Au programme: balades sur la rivière et trekking dans la jungle a différents moments de la journée. Très chouette! On a vu les fameux singes proboscis (avec le gros nez), gibbons, macaques, langur, Civet cat, serpents, grosses araignées, 4 types d'écureuils, grenouilles, lezards, martins pêcheurs, calaos et plein d'autres, un bébé croco, et aussi un adulte qu'on n'a pas vu mais qu'on a heurté avec le bateau et qui a failli tous nous renverser dans la riviere!!

Demain débute le chapitre 3: l'ascension en deux jours du mont kinabalu, 4095m. Nous sommes a l'entrée du parc, il pleut des codes et les prévisions météo sont mauvaises. Oh nepal, comme tes souvenirs remontent a la surface!!

Bref, la suite lors de la prochaine connexion internet correcte ;)

Bisous!

mardi 28 janvier 2014

Petit retour sur mon travail (ou: chomage, J-2)

Salut la compagnie,

Les jours filent a toute vitesse et je fais de mon mieux pour boucler le maximum d'ici jeudi, mon dernier jour de boulot. Je lis d'autant d'articles scientifiques que possible pour supporter nos resultats dans le papier sur lequel je travaille : l'impact de la mise en place de microhabitats a poissons dans les rizieres sur la population locale (nutrition, impact economique) et l'ecosysteme. L'article ne sera pas termine a mon depart mais sera laisse entre les bonnes mains de plusieurs de mes collegues. Nous avons les resultats et l'histoire, maintenant il s'agit "juste" de peaufiner tout ca joliment et l'enrichir de quelques references supplementaires avant de le soumettre au journal choisi.

En parallele nous avons eu plusieurs discussions sur le futur du projet et des recherches associees. Il y a plusieurs elements interessants en cours, les axes principaux etant:

- le travail sur les microhabitats dans les rizieres, et en general la modification d'habitat (landscape modification) par les fermiers

- le travail autour de notre "Climate-Smart House", un prototype de maison resistante aux cyclones, qui inclue un systeme de recuperation d'eau de pluie alimente a un reservoir d'eau potable et un reservoird'irrigation dans lequel on cultive egalement des poissons qui fertilisent l'eau, lui-meme alimentant via un systeme goutte a goutte tout notre systeme d'agriculture verticale tout autour de la maison. Notre maison inclue aussi un compost et un four ameliore. Le prototype vient uste d'etre construit dans le sud du Bangladesh, dans une zone hautement affectee par la salinite, les inondations et les cyclones, et la collecte de donnees va commencer cette annee, pour alimenter la recherche qui permettra de voir si ce systeme est effectivement plus "resilient" et plus productif qu'une maison traditionnelle avec agriculture traditionnelle.

- le travail autour des assurances a index climatique, a l'occasion duquel nous avons organise un atelier rassemblant toutes les organisations qui travaillent actuellement surle sujet au bangladesh et avons cree ce qu'on appelle en anglais une 'communaute de pratique' (un reseau de discussion et de partage d'information). La prochaine etape est de se rendre dans quelques communautes pour jouer un jeu pedagogique permettant aux fermiers de mieux comprendre le fonctionnement de l'assurance, et nous permettre a nous de mesurer leur interet et de developper un systeme viable et adapte a leurs besoins.

Le concept d'une assurance a index climatique est d'assurer une culture contre une menace climatique specifique, avec la particularite que l'assurance ne prend pas en compte les degats subis mais uniquement les parametres climatiques. Example: on sait que juin est une periode critique pour la culture de riz dans X region du Bangladesh: s'il ne pleut pas pendant 5 jours, toute la recolte risque d'etre perdue. L'index peut donc etre fixe a cinq jours consecutifs sans pluie. Si l'index est atteint, le fermier touche l'argent (quel que soit le niveau de dommages subis). Si l'index n'est pas atteint, le fermier ne touche rien (quel que soit le niveau de dommages subis). Il faut donc de tres bonnes connaissances de la region avant de pouvoir fixer un index coherent, et c'est le but du travail a venir. L'avantage de ce systeme d'assurance compare a un systeme d'assurance plus classique base sur les degats, est qu'il requiert nettement moins de paperasse, et donc permet d'economiser du temps et de l'argent, ce qui par consequent permet de reduire le premium. Pas besoin pour la compagnie d'assurance d'envoyer quelqu'un sur place pour evaluer les degats, pas besoin pour le fermier de remplir toute sorte de paperasse compliquee, il n'a en fait rien a faire.

Bon. Cela dit, vous me direz que c'est bien beau mais la compagnie doit se faire de l'argent, et ca va finir sur le dos du fermier. Effectivement, il va y avoir:
- des "bonnes annees", ou les conditions meteorologiques sont bonnes et la recolte est bonne, et ou le fermier n'utilise donc pas l'assurance,
- des "mauvaises annees" ou les conditions meteorologiques sont mauvaises et depassent l'index, et ou le fermier touche l'assurance,
- et des"mauvaises annees" ou les conditions sont mauvaises mais pas au point de depasser l'index, donc le fermier subit des pertes mais ne touche pas l'assurance.

Prenons l'exemple d'un cultivateur de riz. Il a le choix entre les varietes "normales" a prix bas et a rendement tres moyen, ou des varietes plus adaptees aux conditions locales (secheresse, inondations, salinite), arendement plus eleve mais a prix egalement plus eleve. Il peut s'offir la variete normale, mais est contraint de faire un emprunt s'il veut acheter la variete amelioree. Or faire un emprunt est risque, parce que si les conditions climatiques cette annee-la sont mauvaises, il pert tout et ne pourra pas rembourser son emprunt. Le concept (et la cle de la reussite) est que l'assurance permette au fermier de se debarrasser de cette crainte, et par consequent de franchir le pas en investissant dans une technologie plus productive. De ce fait, il touche l'argent de l'assurance en cas de tres mauvaise annee (donc ne perd rien et peut quand meme rembourser son emprunt) et il produit plus, donc genere plus de profits en cas de bonne annee. Il reste toujours les annees relativement mauvaises, pour lesquelles il perd une partie de sa recolte et ne touche pas l'argent de l'assurance. L'ideal est alors d'avoir en parallele un systeme d'epargne communautaire qui puisse dedommager les fermiers durant ces annees-la.

J'ai vraiment adore travailler sur ces differentes thematiques, je trouve chacune d'entre elle carrement passionnante et j'ai hate de voir ce qu'il va advenir de ce projet, et donc de CCAFS Bangladesh, durant l'annee qui vient. De mon cote, j'ai des decisions a prendre quant a l'orientation que je veux donner a ma carriere et a l'annee qui vient. Des opportunites se profilent, voyons ou elles meneront. En attendant, il est temps de prendre un break. Je m'envole pour Borneo dimanche pour trois semaines avec Arianna, une hollandaise trouvee sur un forum de voyage, et que je n'ai pas encore rencontree mais qui, d'apres nos echanges de mails, devrait etre une excellente compagnonne de voyage. Je retrouve ensuite maman en Thailande, puis Marion, une vieille amie (depuis la 6eme), en Birmanie. Que l'aventure commence!

N'hesitez pas a laisser un commentaire ou envoyer un petit mail, ca fait toujours plaisir :)

jeudi 23 janvier 2014

Rocking Penang

Presque deux semaines sont passees depuis mon arrivee deja, et dans deux semaines je serai en train de plonger a Sipadan, Borneo. Cela dit, meme si bien entendu je me rejouis enormement pour le voyage, je crois que je me plairais a Penang un peu plus longtemps. C'est le cadre ideal pour finir mon contrat.

Le siege du Worldfish me change pas mal du Bangladesh. Alors que nous sommes pas loin de 70 entasses sur trois etages d'une maison dans un quartier anime de Banani, le siege ici est un ensemble de batiments entoures de vegetation luxuriante, sur un grand campus et avec un etang a poissons. Je ne sais pas exactement combien de personnes y travaillent mais le batiment ou je suis est pratiquement vide! Pour le lunch une joyeuse bande de collegues pasent me chercher pour manger dans un des restos tout pres du Worldfish. C'est local, et ca fonctionne comme un buffet, mais on ne paie pas a la quantite mais au nombre de plats differents sur l'assiette. Le naan-dal-alu bharta du Bangladesh est remplace par des assiettes de riz, legumes, poisson seche grille et cacahuetes, viande...

Cote finances, bien que je ne paie pas de loyer il semble que les logements soient incroyablement moins chers qu'a Dhaka! La nourriture est aussi extremement bon marche, et le maximum que j'aie paye jusqu'a present pour le lunch est 7,5 ringgit aujourd'hui (1,70 euros), pour une grosse assiette tres variee! en fait j'ai achete pas malde nourriture en arrivant pour pouvoir me faire des legumes et des salades a la maison (c'est toujours ce qui manque dans les restos et les tues), mais niveau rentabilite c'est clairement plus cher!!

Le traffic est assez mauvais surtout le matin pour aller au boulot, encore un changement. Moi qui vivais a cinq minutes en velo, j'en ai maintenant pour 40 minutes de voiture. Cela dit l'air est nettement moins pollue qu'a Dhaka. Je fais le trajet avec Olek, un stagiaire sud-africain, et Hidayah qui nous conduit, une collegue malaie. Les conversations vont bon train et c'est en fait tres sympa puisqu'au final c'est ma seule occasion d'apprendre a la connaitre.

L'appart aussi me change pas mal, c'est carrement luxueux compare a mon petit chez moi cosy Bangladeshi, et la vue sur l'ocean depuis le 35eme etage a je dois dire un leger avantage sur la vue sur Banani lake. Cela dit, on y voit les memes oiseaux (les Banani birds!!!), des rapaces qui ressemblent a des milans sacres, avec un corps brun et une tete blanche. Je ne me lasse pas de la vue, l'eau est assez peu profonde puisque la baie a cet endroit est soumise a d'importantes marees donc quand la maree est haute et qu'il y a du soleil l'eau prend une jolie teinte bleu-vert qui met le sourire aux levres et fait se sentir en vacances. Les gardes en bas n'ont vraiment pas le meme standing que mes gardes bien-aimes de Dhaka qui je dois dire me manquent un peu quand meme, mais me font des grands sourires et des grands signes de main quand je pars le matin et rentre le soir, et mine de rien ca met de bonne humeur :)

Cote sport, je n'ai plus mon petit trajet en velo tous les jours, mais j'ai quand meme un velo a disposition et si je ne l'utilise pas pour aller au boulot, je m'en sers quand meme le week-end ou dans la semaine quand je sors le soir. Comme on est generalement de retour au plus tard a 17h30, ce qui est encore un tres grand changement pour moi, et qu'il fait jour jusqu'a au moins 19h, les collegues vont souvent faire une petite marche dans la jungle et les collines autour du jardin botanique. C'est ce que j'ai fait avant-hier et aujourd'hui, ca me parait trop beau pour etre vrai de pouvoir juste aller marcher dans la jungle n'importe quel jour apres le boulot!

Cote culturel, rien de bien fou apres Thaipusam. Cela dit le Nouvel an chinois approche (31 janvier), et les Malais comme les Chinois sont en pleins preparatifs. C'est plutot une fete celebree en famille mais les decorations, les signes chinois et les lanternes rouges fleurissent dans les rues. Je crois que si je savais que je restais un moment, je me mettrais au chinois.

En regle generale les locaux sont adorables, et je dois dire que je retrouve certains aspects du Bangladesh, comme les salutations aleatoires en passant dans la rue. La magie du sourire marche a tous les coup, et je trouve la plupart des vieilles personnes vraiment belles alors quand elles se fendent d'un sourire je fonds. Je me rends compte que je n'ai en fait pas vu beaucoup d'etrangers en dehors du WorldFish, c'est vaiment principalement des malais, des chinois et des indiens. Donc petit bemol quand meme: pour du long terme, les jeunes disent que c'est assez difficile de rencontrer d'autres jeunes expats (et ils n'ont pas l'air non plus d'avoir des amis locaux), du coup ils restent seulement entre collegues et conjoints. Les conjoints ont le meme discours, ils trouvent que sans activite professionnelle c'est vraiment dur de rencontrer du monde.

Les jours passent a toute vitesse, je crois que j'aimerais vraiment juste prendre les choses doucement, sortir avec mon appareil photo, prendre le temps de trouver les marches locaux et essayer de capturer tout ca en images. Avoir plus de temps pour ca. Juste le quotidien. Ce soir apres la rando je me suis arretee a un marche de nourriture de rue.Je me suis achete un jus de kiwi et un laksa, soupe de nouille traditionnelle avec des grosses nouilles epaisses blanches, des legumes et des boulettes de poisson. Le marche etait bourre de monde, ambiance toute simple vraiment chouette. La nourriture n'etait pas extraordinaire, mais j'ai apprecie l'atmosphere. Je sais bien qu'il ne faut pas essayer de tout capturer a travers une lentille d'appareil photo, mais je dois dire que j'apprecie de plus en plus de prendre des photos, et je pense que je les prends differemment parce que j'essaie davantage de capturer les atmospheres, les couleurs. Je trouve que ca donne un regard different sur les choses, ca permet de remarquer et d'apprecier des details, toutes ces petites choses qui contribuent a faire d'une atmosphere ce qu'elle est. Ca fait souvent des photos tres personnelles car intimement reliees a des sentiments et des impressions, mais ca aide a se souvenir de toute cette vague de nouveautes et de decouvertes :)

Voila pour la semaine! Demain c'est vendredi puis le week-end. Surement une autre rando et peut-etre une autre ballade en scooter a la decouverte d'une des plages de l'ile. Il y a aussi un festival de courts-metrages. Waouh, il ne me reste ne fait que cinq jours de boulot, sachant que vendredi prochain est ferie pour le nouvel an chinois!!

J'espere que tout va bien pour vous dans vos coins respectifs du monde :)
Bisous, a plus!


lundi 20 janvier 2014

Festival de Thaipusam, Penang Malaisie

Salut a tous!

Voila maintenant une semaine que je suis arrivee a Penang, et je n'ai pas chaume. Outre le fait que le changement d'environnement soit parfois vraiment bon pour le boulot et la concentration et que j'ai donc ete pas mal efficace, j'ai aussi deja eu mon lot de decouverte culturelle.

Une des choses les plus interessantes a Penang - mis a part le fait que ce soit une ile et qu'il y fasse 30 degres en permanence, fait non negligeable et plutot appreciable en janvier - est la mixite culturelle. On y trouve un incroyable melange de chinois, indiens, malais et etrangers qui semblent vivre tout a fait en harmonie et cree un melange culturel des plus interessants. Alors que je m'etais penchee plutot sur la culture chinoise lors de ma derniere visite (laquelle est completement nouvelle pour moi), j'ai cette fois-ci eu la chance d'assister au plus gros festival Tamoul de l'annee, Thaipusam.

Thaipusam celebre le jeune frere de Ganesh, le plus jeune fils de Shiva et Parvati. La tradition veut que les fideles s'abstiennent de viande pendant une quarantaine de jours avant le festival (et traditionnellement se contentaient de lait et de fruits durant toute cette periode), puis demarrent un pelerinage, pieds nus, plus ou moins long selon l'endroit d'ou ils viennent, jusqu'a certains temples ou ils font des offrandes de lait et de fruits a la divinite. Nous avons croise des groupes qui avaient marche pieds nus pendant quatre jours depuis une zone situee a 180km de Penang! Il existe ensuite differents actes de devotion, tel que le fait de se raser la tete et se couvrir le crane de pate de bois de santal, pour remercier la divinite d'avoir exauce certaines de leurs prieres.

Le premier jour du festival, les fideles qui viennent de loin arrivent en ville, et des pretres transportent l'image de la divinite depuis un temple au centre de Georgetown jusqu'a un temple sur une colline, precedes d'une immense procession devant laquelle la foule eclate des noix de coco sur le sol. Des milliers de personnes attendent, noix de coco a la main, que le signal soit donne, et s'en donnent a coeur joie pour les eclater par terre. Plutot satisfaisant a faire je dois dire, meme si c'est dommage pour toutes ces noix gaspillees.





Mais le plus impressionnant est le deuxieme jour, lorsque des dizaines d'hommes se font transpercer les joues et parfois la langue par des barres metalliques, et se font planter plusieurs dizaines de crochets dans la peau du dos, relies a des cordes qu'un deuxieme homme enroule autour de sa taille et se fait tirer jusqu'au temple. Certains vont jusqu'a tirer des chariots, uniquement par ces crochets plantes dans leur dos. Je crois que c'est parmi les plus impressionnantes ceremonies que j'ai vues jusqu'a present.

Articles ici (http://www.lefigaro.fr/photos/2014/01/17/01013-20140117ARTFIG00361-la-malaisie-celebre-la-fete-de-thaipusam.php) et la (http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2014/01/17/prieres-et-mutilations-corporelles-au-festival-thaipusam_4350230_3216.html), et mes photos visibles pendant quelques temps ici (http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2014/01/17/prieres-et-mutilations-corporelles-au-festival-thaipusam_4350230_3216.html), mais je supprimerai le fichier lorsque j'aurai a nouveau besoin de place.







dimanche 12 janvier 2014

A dans deux mois et demi, Bangladesh!

Mon boss dit toujours que les gens pleurent deux fois au Bangladesh: quand ils arrivent et quand ils repartent (je crois qu’il a copie Bienvenue chez les Chtis!!). Cela dit je dois dire que je ne suis pas d’accord. Je n’ai pas pleuré en arrivant.

Je suis arrivée un jeudi il y a deux ans et demi. J’ai été cherchée a l’aéroport par Chunnu, un chauffeur du Worldfish, qui m’a appris mes premiers mots de bangla sur le chemin (en fait non, ce vendeur de popcorn bangladeshi près de la fac de Creteil m’avait déjà appris les formules de politesse). Il m’a déposée au bureau ou j’ai rencontré pour la première fois Bill, le boss d’alors, qui m’a dit « Ah, tu vas travailler sur le changement climatique. Tu as des sous pour ça ? ». Bienvenue au WorldFish, je crois que c’était une bonne introduction pour tout ce qui allait m’attendre !!

Apres jeudi, c’était le week-end, et Afrina (ma collègue et super bonne amie que je ne connaissais pas encore à ce moment) m’a posé un lapin le premier jour. Je me suis donc contentée d’un tour dans Banani et Gulshan ce jour-là et ai joué au cricket avec des gamins dans le terrain vague juste à côté de ce qui deviendrait ma rue et mon appartement (mais ça je ne le savais pas encore). Le lendemain, décidée à profiter de la journée, je me suis rendue a Old Dhaka, armée de mon Lonely Planet et à la grande surprise / inquiétude des adorables staffs de l’hôtel ou je restais (et où sont restés les Braun et Kouka). Il pleuvait, et je me souviens comme je me suis sentie toute petite ce jour-là : des gens partout, faire attention à ne pas mettre les pieds dans l’eau ou les détritus en décomposition, ne pas se faire heurter par un rickshaw, ne pas foncer dans quelqu’un, s’en sortir au milieu des interpellations venant de partout « which country which country ? ».  J’ai rencontré deux filles dans le Lalbagh fort. Elles m’ont invitées chez elles et je les ai suivies, pour ma première incursion dans une famille, et la première fois (parmi de nombreuses) que je me retrouvais assise sur un lit au milieu de la pièce commune avec toute une famille qui me dévisage en silence, un sourire sur les lèvres. Puis j’ai demandé ma route et ai trouvé le chemin jusqu’au Pink Palace, que j’ai visité à la lumière de la lampe de poche de mon vieux Nokia parce qu’il y avait une coupure de courant ! Puis à la sortie je rencontre Wahed, qui me demande si ça m’a plu, si j’ai des questions, qui m’explique qu’il est guide et adore faire visiter sa ville aux étrangers. Il m’emmène voir Hindu Street et me laisse sa carte. A ce moment-là je ne savais pas qu’il sera un ami tout au long de ces deux ans et demi et que je viendrais le voir à chacune de mes visites de la vieille ville. Mon plus vieil ami !

Lorsque la semaine suivante Bill me présente a tous ces expats qui m’enjoignent de faire attention, que c’est dangereux là-dehors, qu’il ne fait pas prendre de rickshaw, ne pas sortir seule, ne pas sortir le soir etc. etc., c’est trop tard. Je me suis déjà fait ma propre idée, et je remercie Afrina pour m’avoir oubliée ce jour-là et de m’avoir ainsi permis de découvrir le Bangladesh avec des yeux tous nouveaux, bien à moi et sans recommandations et mises en garde préalables. Je crois que c’est ce jour-là qu’a commencé mon histoire d’amour avec ce pays.

Je n’ai donc pas pleuré en arrivant, mais j’ai effectivement pleuré en partant ! On me demande souvent ce que j'aime ou ce que je préfère au Bangladesh, et c'est très dur à expliquer. Il y a quelque chose de magique dans l'atmosphère, et cette magie vient clairement des gens. De leur quelque chose de foncièrement gentil et curieux sans attrait financier et sans cette sensation d'être un porte-monnaie sur pattes. Il faut accepter parfois d’être encercle par cinquante personnes qui vous prennent en photo. Ou de se faire suivre par quelqu'un qui veut juste savoir si vous venez du Kenya ou de Chine ou si la France est à côté des Etats-Unis. Ou simplement se faire dire Merci par un inconnu dans la rue, juste pour être là. De leurs sourires sincères, de leurs invitations, de leur grand cœur. Je crois que les gens ont cette sorte de reconnaissance, de curiosité ou d'incompréhension relative à la raison de votre séjour ici, qu'il n'y a aucun touriste et que la vie n'est pas facile, mais également parce qu’ils doivent se battre au quotidien pour s'en sortir dans un pays qui honnêtement n'a rien pour lui, et que malgré tout ils sourient... 

Et voilà, depuis hier je ne vis plus officiellement au Bangladesh! Je ne rentre pas en France de sitôt pour autant, mais j’ai libéré ma chambre (même si l’appart reste en mains connues puisque ma coloc Anne reste et une de nos amie emménage). Les étrangers avaient tous déserté depuis avant Noel et j’étais seule dans l’appart tout ce temps, ce que j’ai beaucoup apprécié au final pour ranger toutes mes affaires, et ce qui m’a permis de passer plus de temps avec mes amis bangladeshis. Dur dur de partir donc, le cœur gros ! J’ai tenu le coup pendant le discours de départ de Kevin, les dernières soirées avec tous les copains, jusqu’à ce que la femme de ménage éclate en sanglots dans mes bras et que les gardes me serrent dans leurs bras quand Chunnu (le même qui était venu me chercher 2.5 ans plut tôt) est passé me chercher pour m’emmener a l’aéroport.  

Ranger et faire le tri de deux ans et demi d’affaires m’a pris un temps fou. Je ne suis venue qu’avec 20kg, mais j’ai ramené de nouvelles choses à chaque fois, et j’ai acheté au fur et à mesure pour me constituer un vrai chez-moi. Peu importe le nombre de voyages que j’ai faits, je suis très mauvaise pour voyager léger, faire le tri et me séparer des choses. Tout a une valeur sentimentale, ou une utilité, et même si ce n’est pas le cas, alors ça peut toujours être transformé ou recyclé pour une nouvelle vie et une nouvelle utilité. Bref, le rangement m’a pris des jours. J’ai divisé en quatre: ce que je donne, ce que j’emmène avec moi en voyage, ce que j’envoie par avion et ce que je garde, stocke dans l’appart jusqu’à mon retour en avril et mon vrai retour à la maison.

Bref, me voilà en Malaisie, sur l’ile de Penang, au 35eme étage d’un appart avec une splendide vue sur la mer, et je me dis que je vais avoir beaucoup de choses à vous raconter dans les mois à venir, donc je vais essayer de faire revivre ce blog J

Allez, en attendant, bonne nuit!