mardi 13 décembre 2011

Retour en Europe!!

Ca y est j’ai enfin mes dates. Je finis mon stage jeudi, les parents arrivent dimanche, on passe une semaine au Bangladesh puis une semaine au Nepal.
Ils repartent le 1er janvier et moi le 2, mais avec une escale a Istanbul pour voir une amie, puis une escale a Barcelone pour voir mon ancienne coloc, puis quelques jours a Paris, puis enfin l’Alsace!! (vais-je m’arreter a Strasbourg avant de rentrer dans le haut-rhin?)

Et non, je ne rentre pas pour de bon! Retour prevu au Bangladesh fin janvier, pas de date precise pour le moment… ca depend de mon contrat qui devrait (j’espere!!!!) etre signe… incessamment sous peu!!

J’ai haaaaaaate!
A bientot les gens!!

jeudi 8 décembre 2011

Les news de Dhaka

x) L’hiver est la!
Quoi de neuf sous le soleil de Dhaka… Ben y a plus tant de soleil que ca en fait, l’hiver a fini par pointer son nez… Ceci dit je suis toujours en tongs, mais disons qu’il fait frais la nuit (je n’ai pas de thermometre mais je dirais entre 20 et 25 la journee et 15 la nuit…?). Dans d’autres zones du Bangladesh il fait plus pres (on a caille a Sree Mongol dans notre cottage la nuit), mais a Dhaka la pollution et la surpopulation ca tient chaud…

x) Rooftop on fire
J’ai fabrique des bolas a enflammer avec un ami australien, en utilisant du jean en guise de meche et du kerosene a la place du petrole desaromatise, ca a marche bien au-dela de nos attentes! On a fait une soiree feu sur son toit, vraiment sympa :)

x) Forum Social d’Asie du Sud
J’ai tente de toute mes forces de soutenir le Forum Social d’Asie du Sud qui a eu lieu a Dhaka. Grand moment. Premiere tentative pendant le week-end, avec un copain Bengali (ca aide quand tu sais pas exactement out u vas) avec une moto (ca aussi ca aide quand tu sais pas out u vas). Il y avait des panneaux partout mais aucune indication precise, a part “Dhaka university” mais il faut savoir que le campus fait presque un quart de la ville :D Bref on a tourne en rond pendant deux heures et quand on a finalement trouve le stand d’inscription et le programme, toutes les conferences interessantes du matin etaient Presque finies et celles de l’aprem ne nous interessaient pas.

Deuxieme tentative toute seule le lendemain, cette fois je me rend direct au stand d’inscription a 9h30 le matin (ca commencait a 9h mais heure bengalie donc j’etais largement dans les temps). Je checke le programme, qui semble interessant, complet et précis. Je paie mon inscription, et me rends a un des lieux de conference. 9h45, un pauvre gars tout seul au milieu d’une salle de conference, qui me dit “oui oui ca va commencer bientot”…. Bon, je tente un deuxieme lieu (bien sur toutes les confs sont eparpillees sur le campus, et aujourd;hui je n’ai pas de moto ni de Bengali avec moi donc l’orientation et les deplacements me prennent un peu de temps). Deuxieme lieu, mmmh, personne, meme pas d’affiche,aucun signe que quelque chose se passé ici. Je verifie, demande confirmation a un etudiant, oui oui c’est bien le lieu indique sur le programme. Tant pis, je tente un troisieme lieu. Soulagement, cette fois pas mal de gens sont la. Les organisateurs m’accueillent a bras ouverts, me posent plein de questions, notent mon nom, m’installent au premier rang… et me presentent officiellement lors du discours d’ouverture de la conference!!!! (‘ouiii donc nous avons la chance d’avoir une francaise dans la salle, Melody Braun, Melody vous voulez dire un mot?”). Veridique. Moins de cinq minutes après mon voisin me demande: “au fait vous parlez bangle? Parce que toute la conf est en bangla”… Bah voila, c’etait trop beau pour etre vrai…et etant donne ma place d’honneur, difficile de m’eclipser discretement... je pretext un appel de mon boss et me sauve…

Voila, deception car je crois reellement au pouvoir de ce genre d’evenements pour mobiliser la societe civile et faire bouger les choses en partant du bas, a vrai dire je pense que c’est le seul moyen de changer les choses, ici comme ailleurs, mais avec une organization si mauvaise les gens se decouragent, c’est dommage… enfin bon, j’aurai essaye, je me rendrai au forum social mondial un de ces quatre pour me consoler et faire le plein d’energie positive :)

x) des Personnalites, encore et encore

après Ban Ki Moon qui a sillonne Dhaka en helicopter pour assister a une conference des pays les plus vulnerable au changement climatique, en preparation a la COP17 a Durban (en ce moment meme, et dont les resultants sont alarmants), le president allemande est venu la semaine derniere. Je ne sais pas pour quoi, je sais juste que c’etait le branle-bas de combat pendant quatre jours et qu’il avait reserve six etages du Westin, l’hotel le plus cher de Dhaka, c’etait tout un evenement..

x) le train train
Sinon le train train continue, les movie night le mercredi soir, les soirees (anniversaries et soirees d’adieu se succedent) / dodo / shopping / ballades le week-end… le week-end dernier je suis allee a une vente H&M, hallucinant, c’etait un symbole de toute la frustration des expats reclus de la societe de consummation. Tout a 1,50 euros (H&M produit beaucoup ici, d’ailleurs il parait qu’ils sont reputes pour employer des enfants…), resultat, une foule d’expats qui se sont rues comme des furies sur les tables pleines de fringues, empoignant des bouts de tissue pour les fourrer dans leurs sacs sans meme regarder a quoi ca ressemblait (pas grave, on prend le maximum et on fera le tri plus tard). Dingue, pire que le premier jour des soldes. A Dhaka. Juste après ca je suis allee visiter un bidonville avec un collegue de mon coloc. Bonjour le contraste! Je pensais qu’il avait un projet sur place, ou au moins qu’il connaissait du monde, mais non il voulait juste nous emmener pour deballer la pauvrete sous nos yeux (comme si on la voyait pas déjà tous les jours, ne serait-ce que dans le mini village de rickshaws en bas de chez nous), c’etait assez pathetique. C’est un bidonville qui longue le lac, le chemin est tres etroit avec des gens qui vivent de chaque cote, et le gars touchait a tout en nous montrant fierement “vous voyez, c’est comme ca qu’ils font la cuisine, vous voyez ils dorment ici, oh prenez une photo de ca” etc… J’avais une boule dans le ventre et la desagreable impression d’etre au zoo, je suis partie au bout de 10 minutes.

x) Les clubs internationaux, illusions d’Occident
Ce week-end on est invites a la soiree d’adieu d’un copain au club americain. Je deteste les clubs inernationaux, j’ai du y mettre les pieds trios ou quatre fois en tout et pour tout en six mois, pour moi c’est juste une tentative desesperee d’oublier qu’on est au Bangladesh en se saoulant et en se tremoussant sur une piste de danse au milieu d’autres expats vetus a l’europeenne… Mais bon, une fois de temps en temps, pourquoi pas, ca fait du bien de ne pas sentir la pression culturelle autour de soi et de boire un coup, et qui sait peut-etre que je deviendrai fan si je reste trop longtemps ici (si c’est le cas c’est que ca me va plus, venez me chercher et ramenez mois de force SVP)!

Mes autres plans du week-end sont :
- de me trouver un deuxieme sari, parce que je suis invitee a un mariage samedi prochain et il y a un code couleur. Yeeeey 
- d’acheter quelques plantes et de faire au moins une plante de Noel
- de reflechir a mes cadeaux de Noel
- peut-etre des bredeles si mon coloc est motive et si on a le temps
- de tester le cinema Bengali (pas encore fait)

Week-end dans les plantations de the

Quelques semaines après l’escapade dans les Hilltracks, l’appel de la champagne s’est fait ressentir une nouvelle fois. Allez, on prend les memes et on recommence! Nous avons cette fois loue voiture et chauffeur pour deux jours et avons ete accompagnes par Alba, une amie espagnole. Depart de Dhaka en voiture le jeudi soir pour Sami (Bangladesh), Georg (allemagne), Alba (Espagne) et moi, pour rejoinder Nina (Indonesie) qui encore une fois nous avait deviances sur place, et Simon (Suisse) qui encore une fois nous a rejoints en velo 

Sur place nous logions dans un superbe cottage rose bonbon au milieu d’un joli jardin, entre les plantations de the et le parc national de Lawacharra. Nous etions tous pas mal fatigues et avons decide de prendre les choses relax, agrementant nos balades de pauses et de siestes, ici au milieu des champs de the, la sur les berges d’une riviere… une belle boufee d’air frais.

Le balade dans le parc de Lawacharra a ete bien sympathique aussi, c’est en fait une foret vierge remplie de bamboos geants, d’araignees mutantes et de gibbons, qui sont protégés. Nous sommes tombes par hazard sur un village d’une enthnie minoritaire en sortant de la foret, et vons poursuivi notre balade dans les plantations de citron et d’ananas… Le lendemain, nous sommes alles visiter un autre village d’une thnie minoritaire, et nous sommes a nouveau ballades dans les plantations et la foret environnante.

Georg a profite du week-end pour tester le barbier.
Niveau degustation, nous avons goute du tres bon miel, et bien sur dy the, don’t le fameux the a 10 couches: un verre en verre dans lequel 10 couches differentes de the sont bien differenciees (et ne se melangent pas), et chacun a un gout different! Bon je dois admettre que c’est plus pour l’esthetique que pour le gout…

Seule deception: nous avons eu beau nous lever a l’aube pour nous preomener dans les plantations de the, nous n’avons pas vu de travailleurs… mais la lumiere etait magnifique, avec la brume du matin.

mercredi 7 décembre 2011

Road trip dans les Hilltracks!!

Me revoila après un loooong silence!!

Desolee pour cette interruption, je dois dire que le temps a file a vitesse folle. J'ai pleiiiin de choses a vous raconter!! le road trip dans les Hilltracks, le week-end dans les plantations de the, la vie a Dhaka, et puis les nouvelles sur mon avenir proche aussi :p
bon je commence par un bout, le reste suivra (les photos aussi...)


Road trip dans les Hilltracks

Vous avez eu un petit apercu avec la video, voila quelques lignes d’explication supplementaires…

x) La team:

- Georg (mon colloc allemand, avec la chemise, assis a l’arriere, a gauche sur la video),
- Sami (un ami Bengali, et aussi notre prudent et infatiguable chauffeur – caracteristiques indispensables a la survie sur une route au Bangladesh),
- Moi. Sur place nous avons rejoint:
- Nina (amie indonesienne qui travaille avec les Chakmas a Rangamati),
- et Simon (un ami Suisse de passage, qui sillonne le Bangladesh a velo).

x) Le plan:

Depart de Dhaka le 8 vers midi. Road trip jusqu’a Rangamati, dans les Chittagong Hilltracks. 3 dans la voiture donc plein de place, de la bonne musique, des routes pas trop chargees parce que c’est Eid et que les gens sont en famille. Suffisamment de frayeurs quand meme pour nous faire temporairement passer l’envie de voyager SUR (et meme DANS) un bus (pratique tres frequente ici, les Bengalis voyagent meme SUR les trains)… Quelques frissons d’excitation aussi sur les routes etroites et completement noires dans la foret entre Chittagong et Rangamati – ideal pour les histoires sombres). Il faut savoir que les etrangers doivent envoyer une demande de permission pour circuler dans les Hilltracks, et sont censes etre accompagnes d’hommes armes pour sortir des sentiers battus. Cette zone du pays est geree de facon particuliere. A la frontiere avec la Birmanie, caracterisee par la forte presence d’ethnies non bengalies, l’armee est aussi tres presente et apparemment il y aurait des groupes armes qui prendraient des otages… (mais je n’ai jamais rien entendu de tel). Bref, arrivee a Rangamati chez Nina dans la nuit.

Parenthese sur les Chakmas et le contexte
Les Chakmas sont une minorite ethnique bouddhiste repartee entre la Birmanie, l’Inde et le Bangladesh, qui aurait migre d’Inde jusqu’en Birmanie puis finalement dans les Chittagong Hilltracks au 17eme siècle. Sous le Raj britannique au 19eme siècle, la region avait un statut particulier qui lui conferait une certain autonomie et interdisait aux etrangers a la region de venir s’y installer. Celle-ci a ete perdue après l’independence du Pakistan en 1947 en 1947. La position des locaux lors de la guerre d’independence en 1971, qui conduira le Bangladesh, anciennement Pakistan oriental, a devein un vrai pays, est floue. Depuis 1971, les minorities techniques des CHT (Chittagong hilltracks)ont ete victims a plusieurs reprises de discriminations et atrocites. Un accord de paix a ete signe avec le gouvernement en 1997 pour retirer les bases militaries qui controlent la region et garantir le respect des terres, mais meme si la situation s’est un peu amelioree, la presence militaire est toujours tres forte et les violences se produisent toujours assez regulierement. De plus, il se dit que le gouvernement sous-estime volontairement le nombre de Chakmas pour reduire leur poids de negociation.


9 novembre, Rangamati
En se levant le matin, on realise qu’on est au paradis. Rangamati est commeun petit village au bord d’un lac magnifique avec des petites iles aux couleurs magiques. Les gens ressemblent a des asiatiques du sud-est (Nina l’indonesienne se fond dans la foule), sont tout souriants, les vetements, les maisons, la langue, tout est different et nous donne l’impression de decouvrir un autre pays… Nina travaille ici depuis un an, tout le monde la connait.
Petit tour au marche ou on decouvre l’artisanat chakma, et les gens qui fument le bang (sorte de pipe traditionnelle faite d’un enorme morceau de bamboo). Achat de lungui pour Georg (jupe portee traditionnellement par les homes). Et puis Nina nous emmene visiter un village, ou une famille Chakma nous invite a fumer le bang dans sa maison en paille. On deambule dans le village, grimpe sur la colline pour avoir la vue magnifique sur le lac… Simon nous rejoin (il arrive en velo depuis Dhaka) vers midi, et nous faisons une longue balade en bateau sur le lac tout l’aprem, jusqu’au coucher du soleil. Avec petit plongeon dans le lac depuis le bateau, au milieu des falaises et de la foret vierge qui entoure le lac, c’est juste parfait. A l’exception des Bengalis qui nous prennent en photo… mais ca on s’y est fait depuis longtemps déjà… Soiree autour du feu a ecouter de la musique traditionnelle et regarder les etoiles dans le jardin de Nina….

10 novembre, Rangamati – Banderban
Visite d’un templue bouddhiste le matin, puis on retrouve Nina qui sort d’une reunion et nous fait rencontrer son boss, qui n’est autre que… Devashish Roy, roi des Chakmas. Ma nouvelle idole. Cet homme, avocat de métier, est un activiste qui lutte pour les droits de son people dans le monde entier. Nous etions suspendus a ses levres pendant une bonne heure pendant laquelle il nous a parle des Chakmas, de leur version du bouddhisme (nous etions Presque convaincus de nous convertir au bouddhisme a la fin)… Petite explication sur lui …

Devashish Roy
Avocat de métier, Raja Devashish Roy Chakma est un militant pour les droits de l’homme depuis plus de 20 ans. Il est devenu Roi suite a la fuite en exil de son pere après l’independence du Bangladesh en 1971, a laquelle il etait oppose. Devashis a ete Ministre de la foret et de l’environnement et Ministre des affaires relatives aux Chittagong Hilltracks pendant la crise politique du pays en 2006-2008. Il est egalement Expert des populations autochtones d’Asie au sein du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones pour la periode 2011-2013. Il est reconnu et tres respecte de tous au Bangladesh.

Apres cette rencontre des plus inspirantes, un tour rapide a un célèbre pont suspend de Rangamati, frequemment sous les eaux (mais pas en cette periode) puis nous prenons la route pour Banderban. Nina et Simon decident en derniere minute et sur un coup de tete de se joindre a nous, plus on est de fous plus on rit! On se perd un peu sur la route entre Rangamati et BAnderban (la ou la video a ete tournee). Ca tombe bien qu’ils nous accompagnent, Nina qui est decidement connue dans tout le Bangladesh, a des amis a Banderban, et on se retrouve tous a passé la nuit dans le petit apart d’un de ses amis. Un lit double un mini canapé pour 5 personnes, une miniscule sale de bain (en fait, des toilettes turques avec un jet d’eau au-dessus en guise de douche) avec une enorme araignee velue au mur, mais pas de souci, on est jeunes et on s’adapte a tout 
Nous avons ete ultra chanceux dans nos dates, le soir avait lieu un festival de lumieres, pour celebrer la pleine lune, et des centaines de sortes de lampions geants en feu etaient envoys dans le ciel. Au sol, des milliers de bougies et de gens qui prient et se rassemblent entre amis. Magique  après ca, Neil, l’ami de Nina, nous emmene au “bar de la ville”, qui s’avere en fait etre la sale a manger d’un couple et de leur petite fille de trios ans, et qui servent de l’alcool de riz aux visiteurs. Etrange et insolite, mais tres sympa! Et accompagne d’excellente nourriture…

11 novembre, Banderban
Toujours aussi chanceux le lendemain matin (meme si la nuit a ete courte), nous nous levons de bonne heure pour assister a un festival annuel Durant lequel les moines bouddhistes defilent a la queue leu leu dans la rue pour recevoir du riz de la population. J’avais assiste a une scene similaire au Laos a Luang Prabang, ou toutefois le ritual etait quotidien, donc moins exceptionnel. Cette fois les gens avaient vetus leurs plus beaux habits, et les centaines de moines etaient accompagnes de musiciens dans une ambiance de fete et une palette de couleurs allant du jaune dore au pourpre en passant par toutes les nuances de orange. Les plus jeunes moines ont a peine une dizaine d’annees, c’est impressionnant. Defi du jour: parvenir a en faire sourire ne serait-ce qu’un! Mission impossible, ils sont bien trop serieux et concentres…

L’apres-midi nous retrouvons d’autres amis de Nina qui nous emmenent faire une ballade a une cascade. Retour dans l’aprem pur deposer Nina et Simon au bus qui les ramene a Rangamati. Une fois partis, nous louons un bateau pour aller faire un tour sur la riviere (on est devenus accros aux bateaux, oui oui oui). Le paysage est un peu different de Rangamati, la riviere est entouree de villages o u des homes et des femmes travaillent dans les champs sur les berges. Des que nous trouvons un coin un peu moins frequente, nous en profitons pour faire un petit plongeon (toute habillee pour moi pour ne pas choquer), qui degenere en bataille de boue (oui ca aussi on est devenus accros). Puis nous nous rincons et allons visiter un village sur la berge.
Soiree tranquille a bavarder en haut d’une colline, en regardant encore quelques ballons de feu s’elever dans le ciel depuis la ville.

12 novembre, Banderban - Dhaka
Avant le retour a Dhaka, nous visitons le Golden temple, un magnifique temple bouddhiste tout dore qui me rappelled fortement le Cambodge, hisse en haut d’une colline. Des bouddhas de tous les pays d’Asie ont ete collectes et Mong, l’ami de Nina, nous explique les differences. Tres interessant.

Et puis comme toute bonne chose a une fin, road trip back to Dhaka, avec plein de pauses et toujours de la bonne musique et de la bonne compagnie…

samedi 19 novembre 2011

Road trip - petit aperçu!

En attendant un article plus élaboré sur notre road trip dans les Chittagong Hilltracks ... Voila un petit aperçu!!



Pour la suite et pour vous mettre un peu l'eau à la bouche: paysages différents, physionomie différente, langue différente, repas différents, maisons différentes... un autre pays...! et rencontre avec le Roi des Chakmas :)

lundi 7 novembre 2011

Ames sensibles s'abstenir...

Eid Mubarak!
Aujourd'hui c'est Eid (de nouveau), une des plus grosses fêtes religieuses musulmane. Je vous avais parlé du premier Eid en aout, qui marque la fin du Ramadan. Ce Eid marque les deux mois après la fin du Ramadan et à cette occasion tout le monde sacrifie des vaches, chèvres et moutons, en référence au prophète Abraham qui a voulu sacrifier son fils Ismael pour honorer Allah. a la dernière minute, Allah a remplacé Ismael par un mouton, et Ismael a survécu.

Curieuse et avec quelques appréhensions, je me suis donc aventurée dehors ce matin à 9h, heure du sacrifice. Je n'ai pas vraiment de mots qui me viennent pour décrire la situation en fait... Je me suis d'abord arrêtée dans notre parking sous mon immeuble ou les gardiens et leurs amis et famille étaient regroupés autour d'un immense boeuf. Ligoté par les quatre pattes, ils le basculent sur le dos, le maintiennent et ... lui tranchent la gorge... je vous passe les détails de la scène, je me contenterai de dire que l'animal met quelques temps à mourir et que le sol se couvre très vite d'une immense mare de sang...

Le geste est précis car il y a toute une façon de faire. Après avoir égorgé la vache et rincé le sang, il faut enlever la peau, qui est revendue à un collecteur qui va donner l'argent aux pauvres. Puis toutes les pièces de viande sont découpées. 1/3 est pour la cellule familiale, 1/3 pour leurs proches et 1/3 est donné aux pauvres.

Après le sacrifice dans mon garage je me suis donc un peu baladée dans le quartier. Tous les 10 mètres, un autre groupe de personne sacrifie une vache, une chèvre ou un mouton, on ne m'avait pas menti, les rues deviennent rouges...

Bon, j'avais pris mon appareil photo et finalement je me voyais pas photographier ça, mais bien sûr en voyant l'appareil tout le monde m'a demander d'immortaliser le moment... donc j'ai des photos mais franchement à moins que vous ne teniez à voir je pense que ce n'est pas indispensable...

sinon, à partir de demain je pars 5 jours en Road Trip dans les Chittaging hilltracks avec 4 amis, je vous raconterai :)

bisouuus

dimanche 30 octobre 2011

tout va bien!

Après un mois en exil à Khulna, j'ai profité de ma semaine pour réapprécier les joies des soirées entre amis à Dhaka et n'ai donc pas pris le temps d'écrire quoi que se soit (mais vous non plus alors je ne culpabilise pas).

Ceci dit rien de bien particulier à raconter depuis mon retour! j'essaierai de remettre des photos de Khulna, ou de Dhaka. Je vous donnerai aussi bientôt des nouvelles sur mes plans post-stage ;) (juste pour faire durer encore un peu le suspense)...

ah, et je serai en vacances à partir de jeudi soir car c'est de nouveau Eid, une fête musulmane pendant laquelle toutes les familles sacrifient un boeuf... il paraît que c'est très impressionnant à voir parce que les rues sont pleines de sang, je ne sais pas encore si c'est exagéré ou non, je vous dirai... je partirai aussi quelques jours en vadrouille découvrir un nouveau coin du Bangladesh...

Plus de nouvelles bientôt donc...
des bisous!

samedi 22 octobre 2011

Royal Bengal Tiger :)

Pour continuer dans la série de nos amies les bêtes...

A défaut d'avoir croisé le tigre après une expédition au péril de ma vie dans la jungle bengalie, je l'ai trouvé ... au zoo de Khulna... Moins exotique, hein? Un zoo qui a triste mine, la plupart des cages sont à peine plus grandes que les animaux qui y sont enfermés, ça fait peine à voir. Et pourtant, bonne surprise: il semble que les tigres s'y plaisent bien, ils ont fait des babiiies!! deux adorables petites boules de poils qui crapahutent autour de leur mère, lui grignotent les oreilles, tètent et se blotissent contre elle...






(ça devrait au moins vous arracher un "yeuuuuuh" ou "c'est cuuuute", non?)

vendredi 21 octobre 2011

Surprising Bangladesh

Mercredi matin en allant au boulot...




... doubler un éléphant au milieu de la route... normal!!

jeudi 20 octobre 2011

Hitchcock, les oiseaux...

A Khulna dans ma chambre au 5ème, tous les soirs c'est Hitchcock les oiseaux. L'hotel est entouré de palmiers, cocotiers et autres "betelnut trees", qui se remplissent de sortes de corbeaux que je peux admirer depuis mon balcon au crépuscule, créant un impressionnant vacarme pendant une bonne heure. Petit aperçu:




Mais bientôt je vais retrouver mon appart au 5eme étage à Dhaka et les fameux "Banani birds" (renommés par nous mais qui sont en fait des "kites") depuis la baie vitrée du salon!


mardi 18 octobre 2011

La blanche au fin fond du Bangladesh

Le travail dans les villages est toujours émouvant. Il y a leur curiosité, leur hospitalité. Parfois on s'attache vite aux gens, ils nous racontent leur histoire, certaines sont vraiment touchantes, comme cette femme qui nous a raconté que son mari l'avait quitté trois ans avant, qu'elle vit seule avec sa fille de 12 ans, que ses seuls biens sont une maisonnette en terre sur un terrain qui ne lui appartient pas, une chèv re (les huit autres sont mortes lors du dernier cyclone)et un arbuste, et qu'elle gagne péniblement entre 0 et 60 takas par jour (0-60 centimes d'euros). Ou ce monsieur qui nous a accueillis dans sa famille et avec qui on a beaucoup discuté pendant deux jours, et qui a eu une attaque le soir du deuxième jour. On l'a appris en arrivant le lendemain matin, il s'en est sorti mais n'avait plus aucune sensation dans sa jambe gauche et bien sur n'était pas à l'hopital... et puis il y a ces contextes où 10% du village sont des cultivateurs de crevettes influents et 90% des pauvres fermiers qui ne peuvent plus cultiver ni riz, ni légumes, ni avoir de bétail car il n'y a plus de paturages, à cause de la salinité, et pour qui les ressources et les possibilités d'activités génératrices de revenus sont rares...

Et parfois il y a les réactions un peu enfantines des gens qui n'ont jamais vu de blanche, et leurs remarques amusantes et mignonnes comme tout: "haaan on voit toujours des blancs à la télé mais je n'aurais jamais cru qu'une blanche viendrait un jour dans ma maison!!". Puis à la fin de l'interview quand on ne peut échapper au repas qu'ils nous ont préparé: "haaaaan je n'aurais jamais cru qu'une française mangerait un jour un de mes plats"!. "est-ce que tous les gens sont comme toi dans ton pays?"... les enfants qui veulent toucher mes cheveux, ceux qui ne peuvent plus décoller leur regard de cette fille bizarrement pâle, ceux qui sourient et ceux qui pleurent (oui, ça arrive, j'ai déjà fait pleurer plusieurs fois les bébés :( )

Et il y a cette force, cette résistance à toute épreuve propre aux gens d'ici, ce positivisme qui leur permet d'avancer pas à pas, mélangé à une sorte de fatalisme parfois triste, qui leur permet aussi de supporter leur situation. La région manque d'abris anti-cyclones, c'est un fait, il n'y en a pas assez. Mais parallèlement, tout le monde ne souhaite pas s'y rendre. Une femme m'a dit la semaine dernière "on doit tous mourir un jour, c'est Allah qui le décide, moi je veux mourir dans ma maison, je n'irai pas à l'abri".

ce n'est plus une leçon de vie, ce sont des leçons de vie au quotidien...!

lundi 17 octobre 2011

Lalon festival

Ce week-end j’ai retrouvé cette ambiance très particulière, un peu surréaliste et tellement absorbante créée par les cérémonies traditionnelles spirituelles, que j’avais déjà appréciée au Pérou chez les indiens Shipibos pendant la cérémonie chamanique, et au Togo pendant les différentes cérémonies vaudou auxquelles j’avais assistées.

Cette fois je me suis rendue avec un ami bengali au Lalon festival à Kustia, une cérémonie commémorative bisannuelle pour célébrer la mort d’un barde appelé Lalon Shah, très célèbre notamment pour ses positions religieuses. Né dans une famille musulmane, il a été gravement malade à l'âge de 18 ans et tout le monde l'a cru mort. A l'époque on mettait les morts sur des bateaux qu'on laissait dériver sur la rivière. Lalon a été retrouvé et élevé par une famille hindoue. Par la suite il a dit "je n'ai que faire de vos religions, nous sommes tous des humains".

Le 120eme anniversaire de sa mort tombe dans quelques jours, le festival est donc de particulièrement grande ampleur cette fois. Nous avions beaucoup hésité à y aller, le festival étant en semaine (5 jours à partir de hier soir (dimanche), alors que notre week-end est vendredi et samedi). Beaucoup de nos amis se sont donc découragés mais Asif et moi avons pris notre dimanche pour y aller quand même, sans certitudes sur ce que nous allions y trouver puisque nous sommes arrivés samedi et devions repartir dimanche après-midi (avant le début officiel) pour travailler lundi.

Cela s’est avéré être un excellent choix. Des centaines de personnes, venant de tout le pays, étaient déjà là. Principalement des hommes, certains très âgés, aux cheveux longs gris ou blancs, détachés ou noués en chignon au dessus de la tête, et aux longues barbes parfois jusqu’au nombril, presque tous vêtus de tissus blancs, qui leur donne un air de vieux sages (un peu comme le père Fourras pour ceux qui regardaient Fort Boyard dans leur jeunesse, ou comme Gandalf ou Dumbledore pour des références un peu plus récentes). De l’encens et des bougies brûlent partout, et une sorte de pipe remplie d’une grosse boule de feuille (qui ne ressemble pas à de la marijuana mais qui apparemment est très forte) circule dans chacun des groupes. Et la musique comme à raisonner.

Différents instruments, le plus typique étant un instrument à une seule corde tendue sur deux tiges de bambou que l’ont peut presser pour moduler le son. Parmi les autres instruments : un tambour à deux peaux, parfois des tambourins, une guitare à quatre cordes, des mini cymbales, et toutes sortes de petits objets en bois ou en métal frappés en rythme. Et le barde chante, d’une voix grave, en bangla, et conte les histoires et la philosophie de Lalon. Pas besoin de drogue pour se laisser emporter par cette atmosphère magique, on s’assied en tailleur, ferme les yeux et se laisse porter.

Nous rencontrons par hasard un bengali d’environ notre âge, très sympa, venu tout seul, qui nous intègre à un groupe de bardes au bord de la rivière. Au centre du cercle trônent trois hommes très impressionnants. Le premier est vraiment le portrait de Dumbledore, même carrure, même barbe. Il est adorable, malgré l’expression très sérieuse sur son visage, il esquisse des sourires dans notre direction, nous intègre au groupe, et prend soin de nous à travers de petites attentions tout au long de la soirée. Une fois c’est en nous faisant installer un petit tapis pour que nous soyons plus confortablement installés, plusieurs fois c’est en nous offrant du thé…


Le second, plus jeune, n’est pas doté d’un aussi longue barbe et d’aussi longs cheveux, et les siens sont encore bien brun foncé. Mais il en impose d’une autre façon. Assis bien droit en tailleur, vêtu d’un unique tissu rouge noué autour de la taille, il porte autour du torse une immense chaîne dont chaque maille a approximativement la taille de mon point, fermée par un gros cadenas, et à chaque poignet 5 gros bracelets métalliques. On nous informe que chaque bracelet pèse 1kg et que la chaîne à elle seule pèse 42 kg.


Ces deux-là ne chantent pas, et ne jouent d’aucun instrument. Ils semblent présider la cérémonie.

Le troisième a lui aussi sa particularité. Très mince et chétif, tout ridé, doté d’une longue barbe blanche et de longs cheveux, mais aussi de sourcils blancs si longs qu’ils lui cachent à moitié les yeux. Il n’a plus beaucoup de dents mais son visage se fend d’un immense sourire à chaque fois que nos regards se croisent. Il semble fragile, prêt à se casser en morceaux. Mais dès que la musique commence, il se lève, attrape son instrument, une tige en métal sur laquelle sont fixés des anneaux et autres breloques sonnantes, et se met à danser en rythme. Il a 120 ans….


Plusieurs hommes se succèdent pour chanter. L’un d’entre eux est vraiment extraordinaire. Son visage est très expressif et lorsqu’il est pris dans sa chanson, il se lève et lève les bras vers le ciel en chantant la gloire de Lalon, on dirait un peu qu'il est allumé mais il est juste à fond dans sa chanson et content d'être là!


Nous avons donc passé une bonne partie de la nuit avec eux ainsi que la matinée du lendemain (avec quelques heures de sommeil entre les deux).
Nous avons aussi profité du week-end pour aller visiter la maison de Tagore, un célègre poète bengali mort en 1941, et pour faire une longue balade en "van" (genre de rickshaw-charrette) dans la campagne, histoire de respirer un peu d'air frais!

Bref encore un week-end comme je les aime :)

mardi 11 octobre 2011

Leçon de vie

"Le mois d'octobre est le plus difficile pour nous. Nous n'avons pas de nourriture et pas de travail donc pas de revenus [...] mais restez donc avec nous pour le repas de midi, on va vous préparer du poisson!"

Pourquoi ce sont toujours les gens qui ont le moins qui partagent le plus?

lundi 10 octobre 2011

Sundarbon!

De retour de trois jours dans les Sundarbon, plus grande forêt de mangrove au monde, a cheval sur l'Inde et le Bangladesh (30-70%), patrimoine mondial de l'Unesco et accessoirement refuge des derniers tigres du Bengale :)

Les arbres typiques des Sundarbon sont les Sundari (ça veut dire joli en bangla) et -bon signifie forêt, donc Sundarbon = forêt de Sundaris = forêt de jolis arbres :)

Trois jours sur un petit bateau rien que pour nous, avec 7 amis et 7 membres d'équipage. Trois jours de:
- Bangla, danois, hindi, français, et surtout anglais
- mer et petits canaux, mangrove, forêt, racines dans tous les sens
- des paysages à couper le souffle, des couchers de soleil rouges, oranges, roses, des reflets de nuages...
- observation d'animaux (surtout oiseaux et daims, mais aussi serpent, croco, grenouilles, crabes) et... les empreintes toutes fraîches du tigre
- des milliers de photos grâce à nos trois photographes de compétition
- un film en préparation grâce à notre réalisateur amateur
- des bonnes rigolades, et notamment des pyramides humaines et une bataille d'argile mémorable dans le Golfe du Bengale
- une bonne frayeur à 3h du matin quand on est juste 3 à être encore réveillés et qu'on entend un splash puis quelque chose (de gros) nager et s'approcher du bateau, puis s'arrêter quand on essaie de prendre une photo pour y voir quelque chose, puis reprendre sa nage quelques secondes plus tard... on ne saura jamais, mais il parait que les tigres s'approhent des bateaux la nuit...
- un ciel magique, et des tas d'étoiles filantes
- soleil et ciel bleu tout le temps, à l'exception d'une averse mémorable et des éclairs sur un petit bateau au milieu des canaux...
- de la bouffe, de la bouffe, de la bouffe...
- de la musique, chants (pas toujours juste :p) et guitare (oui je vous ai pas dit mais je me suis acheté une guitare il y a deux semaines et depuis j'apprends :) )

Les photos ne veulent pas charger ce soir, je retenterai demain!

mercredi 5 octobre 2011

Toutes ces petites choses...

Mi-parcours! Trois mois, déjà. Ca passe vite, apres le meme laps de temps je repartais du Togo il y a quelques mois (d'ailleurs spéciale dédicace à Manon qui vient d'arriver et qui me rend nostalgique ;), et après ce même laps de temps j'avais fini mon stage au Cambodge et me préparais à partir en vacances au Vietnam et au Laos, il y a deux ans...

Et là je me dis qu'il me reste à peine trois mois et l'idée de rester un peu plus longtemps commence à m'effleurer... mais ce n'est pas le sujet de ce post :)

Comm partout, il y a ici toutes ces petites choses que j'aime et qui constribuent à l'atmosphère, la personnalité (si je puis dire) du pays... parmi ces choses il y a :

x) les moyens de transport diers et variés.
Les rickshaws et les camions aux peintures multicolores magnifiques, les CNG et autres genres de tuktuk a moteur, mais aussi les vélo-charrioles et les moto-charrioles, qu'on voit moins à Dhaka mais qui sont le transport en commun le plus fréquent dans la campagne. Les bus, avec leur peinture écaillé jusqu'à hauteur d'épaule, et tellement cabossés qu'on se demande s'ils ont un jour été lisses. Les camionnettes, camions, bus et trains qui transportent des voyageurs sur leur toit...

x) Les mille et une boutiques
C'est encore plus impressionnant à Khulna. Les rues sont une succession de petites boutiques carrées, avec une coté ouvert sur la rue, toutes de la meme taille mais aux contenus divers et variés, qui éclairent les rues le soir. Les pharmacies, ces pieces carrées elles aussi, couvertes de médicaments sur trois murs, médicaments que l'on peut acheter au comprimé, sans ordonnance bien sur.

x) La curiosité des gens
Des fois c'est agaçant, des fois c'est impressionnant, des fois c'est attendrissant. Les étrangers sont remarqués, observés, dévisagés, photographiés, questionnés. Ca n'a rien de méchant ou de malsain, c'est vraiment juste de la curiosité.

x) les vêtements
Les femmes en saris ou en salwar kameez, associant des couleurs que l'on n'aurait jamais osé porter ensemble, mais avec toujours un résultat chatoyant. Leurs bijoux dorés et leurs bindis rouge entre les yeux pour les cérémonies. Les lunghis (jupes) des hommes, avec leurs chemises assorties, et leurs foulards à carreau pour essuyer la sueur. Les sacs en plastique sur la tête des rickshaw wallah quand il pleut.

x) la nourriture
Le riz, le riz, le riz. Et les chapatis. Et le naan. Assortis de poulet, légumes, boeuf ou autres currys. Pas toujours épicés (mais souvent quand meme). Mangés avec la main droite, ou comment devenir pro pour découper la viande avec les doigts à une seule main ;) Les sucreries aussi, c'est fou comme les bengalis sont friands de sucreries, c'est presque du sucre à l'état pur!! Le "cha", ce thé noir au lait et aux épices, très sucré, un délice.

x) Les sourires
Parfois timides, parfois édentés, parfois aux dents abimées, souvent aux dents oranges à cause de ce mélange de feuille de bananier, noix de bétel, épices et tabac que mâchent les gens... Toujours attachants :)

x) Khulna
Les rizières vertes fluo, les étangs a perte de vue, reflétant la végétation autour, les champs de jute, les tiges qui sechent et les femmes qui séparent les fibres; la cane à sucre et les vendeurs de jus; le tamarin, dont le fruit peut se manger vert avec du sel; les bananiers et les cocotiers, partout. LEs routes défoncées. Les étangs protégés par des filets pour protéger le poisson en cas d'inondations. Les canards et autres rares vaches et chèvres (signe de richesse). Les maisons en terre au toit en feuilles, surélevées de quatre pieds pour protéger des inondations. Les abris anti-cyclones, bien trop rares pour la population. les routes surélevées, les digues, cette impression d'être au bord de mer sans y être... L'hospitalité :)

x) des choses à faire, à voir, partout, tout le temps
Selon beaucoup de gens, il n'y a rien à faire a Dhaka. Au passage, Dhaka est classée parmi les villes les moins agréables au monde. Mais en cherchant un tout petit peu, en y mettant un tout petit effort, au contraire il y a toujours des choses à faire et à voir, toujours des surprises. Un cours de peinture sur rickshaw. es temples a visiter. Un pauvre daim dans un parc de Gulshan. Une boutique de brownies. des jeux de cartes dans la rue. des gamins qui jouent au cricket, ou qui poussent un pneu avec un baton (ce jeu est universel je crois). des photos à faire. des tours en bateau. un parc d'attraction mémorable... un peu de bonne volonté quoi!!

dimanche 25 septembre 2011

Tout va bien!

Pas de nouvelles bonnes nouvelles!

Desolee de ne pas poster plus ces temps-ci! tout va bien mais j'ai beaucoup de boulot et aussi beaucoup de choses de prevues en dehors du boulot!

A venir:
x) toujours des articles a ecrire sur l'histoire de l'Inde et du Bangladesh, la politique, les religions...
x) Aussi des articles sur les nouveautes et la vie a Dhaka: le parc d'attraction de Dhaka (toute une histoire), le tour en beateau de vendredi, les movies nights, et bientot un tour dans les sundarbans...
x) Les news du boulot...

Je pars a Khulna pour un mois le WE prochain, je devrais avoir un peu plus de temps pour poster quelques articles. D'ici la je dois preparer le depart, ma coloc s'en va, un nouveau coloc arrive et j'ai une formation de trois jours sur genre et agriculture donc ca sera difficile!

Des bisous et envoyez-moi quelques messages, ca m'encouragera!

mardi 20 septembre 2011

Rickshaw painting!

Depuis que je suis arrivee ici, je suis fascinee par les rickshaws. Et encore plus depuis que j'ai vu les rickshaws indiens, qui n'arrivent pas a la pedale des rickshaws bengalis. Ici chacun des 400 000 rickshaws qui circulent tous les jours dans Dhaka est unique. certains sont peints a meme le bois, certains sont couverts de plastique peint ou brode ou de plaques de metal decorees, mais presque tous sont magnifiquement decores de motifs typiques, principalement des fleurs et des oiseaux tres colores. Alors j'avais une idee fixe, apprendre a peindre sur les rickshaws.

Vendredi avec ma coloc Isa, on est allees dans Old Dhaka pour trouver un atelier de confection de rickshaws et leur demander de nous apprendre a peindre. On n'avait pas bien reflechi parce que le vendredi ici est l'equivalent du dimanche en France: personne ne travaille, les ateliers etaient fermes. Mais on est tombes par hasard sur des amis a nous (coincidence folle dans la capitale du pays le plus densement peuple au monde, et qui plus est dans la vieille ville ou les "bideshis" (expats) ne vont que rarement) et on s'est balades sous la pluie en profitant du spectacle typique de Old Dhaka.

N'abandonnant pas si facilement que ca, nous y sommes retournees le lendemain. Mon ami guide nous a emmenees dans un atelier et a explique notre requete en bangla, et la chance etait avec nous puisque le peintre est justement arrive a ce moment la. Gentil comme tout, il nous a donc montre toutes les etapes de peinture sur rickshaw. Isa etait plus a l'aise avec les surfaces a remplir, je me suis lancee dans les fleurs, et notre ami repassait derriere nous pour rajouter des couches de couleur differente ou des details.

Le resultat en images dans l'album intitule Life in dhaka!!

lundi 19 septembre 2011

Earthquake!

Le Bangladesh est un pays complet. On a les cyclones, la secheresse, les inondations, les orages, les tremblements de terre… Le pays a ete recemment classe sixieme au rang des pays les plus exposes aux catastrophes naturelles, et deuxieme pour l’Asie après les Philippines.

Apres les inondations a Satkhira la derniere fois que j’etais sur le terrain, nous avons donc eu droit la semaine derniere a quelques violents orages, la nuit, ou chaque coup de tonnerre faisait trembler toutes les portes de l’appart. Et hier soir c’est tout l’appartement qui a tremble, quand un seisme de 6.8 sur l’echelle de Richter a frappe l’Inde, le Nepal et le Bangladesh. L’epicentre etait au Sikkim, entre le Bangladesh et le Nepal, et nous n’avons subi que peu de degats a Dhaka. Juste une petite frayeur en voyant la tele et le fan au plafond tanguer dangereusement depuis notre appartement au cinquieme etage!

Plus de peur que de mal pour nous donc, mais il y a tout de meme eu des morts en Inde et au Nepal…

dimanche 11 septembre 2011

Photos

Salut!

comme vous pouvez le constater j'ai rajoute des albums photo sur la droite. Pour le moment ils ne contiennent pas beaucoup de photos mais je vais les remplir au fur et a mesure dans les jours a venir donc jetez un coup d'oeil regulierement!

Et n'oubliez de laisser un petit mot de temps en temps :)

Bisous

Itinéraire

Bon, je vous cite des noms de ville mais ca ne vous parle peut-être pas. Alors voilà notre petit itinéraire pour nos 9 jours en Inde:

26/08: Dhaka - Delhi - Agra
Arrivée à Delhi à 11h en avion. Nous sommes directement allées à la gare pour prendre le train pour Agra où nous avions réservé une chambre dans un hotel "pourri mais avec superbe vue sur le Taj" selon es critiques. La chambre était correcte, les macaronis immondes (comme quoi oui, on peut rater des macaronis)et la vue sur le taj effectivement très sympathique (bon, de nuit il n'est pas éclairé, mais on voit quand même sa silhouette).

27/08: Agra - Jaipur
Lever tôt le matin pour entrer au Taj à 6h, juste après le lever du soleil. Bon, la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, très tôt, et nous nous sommes retrouvées à 5h devant le Taj en se demandant pourquoi il faisait encore nuit et qu'il n'y avait personne d'autre que nous... bah oui, on avait mal réglé nos montres et OUI il y a un décalage horaire entre le Bangla et l'Inde (30 minutes).

Nous avons passé 3 bonnes heures au Taj, autant à visiter et à prendre les photos kitch de touristes qu'à profiter simplement du lieu en se couchant par terre et en observant le mouvement des gens et les jeux de luminosité sur le marbre blanc du splendide mausolée.

Après le Taj nous avions booké un rickshaw pour nous emmener voir le fort d'Agra, mastoc car il contient 17 palaces, puis le baby Taj. Enfin notre rickshaw nous a emmené voir le traval de la mosaique (comment le marbre est creusé et les pierres précieuses y sont incrustées) avant de nous déposer au bus pour Jaipur. Nojs sommes arrivées plus tard que prévu parce que nous avions acheté un billet pour un bus supposé partir à 16h, mais en arrivant à l'arrêt de bus il s'avère que le bus en question ne décllait qu'une heure plus tard! C'était un bus couchette, j'ai profité de mon voyage pour rattraper le sommeil manqué du matin, malgré la propreté douteuse de la banquette.

28/08: Jaipur
A Jaipur nous étions hébergées par Fanny, une copine de master. Très drôle de se revoir ici en Inde! Le matin elle nous a accompagnées pour visiter le magnifique Amber Fort, qui offre une superbe vue sur une sorte de muraille de Chine de 12 km qui parcourt les montagnes autour du fort. Puis après un excellent repas indien, Anne et moi avons profité de l'après-midi pour flâner dans les rues, jeter un coup d'oeil au palais des vents ainsi qu'au palais sur l'eau, faire un peu de shopping (ces fameux sarrouels multicolores vendus dans tous les shops et tellement agréables à porter). Nous avons passé une soirée tranquille avec Fanny et ses colocs à la maison avant de retourner dans le centre et prendre un bus de nuit pour Jaisalmer (12h, cette fois pas de sleeping bus, juste des sieges très inclinés).

29/08 - 31à: Jaisalmer
Arrivée vers 10h. on se laisse convaincre par un des gars qui nous hurle dessus pour parler plus fort que les autres et nous proposer un hotel. Le nôtre (le gars pas l'hotel) s'appelle Johnny et ponctue ses phrases - en français - de "Oh la la" avec un accent bien français à mourir de rire. L'hotel est sympa mais - shame on us....- c'est dans le fort, et c'était avant que nous ne lisions dans notre lonely planet fraichement acheté que c'était déconseillé de loger dans le fort (pour les problèmes d'eau expliqués dans l'article précédent).

Nous nous laissons convaincre par un camel trip organisé par l'hotel. Le chameau en soi ne nous branche pas plus que ça mais nous sommes séduites par l'idée de passer une nuit dans les dunes et ne regrettons pas notre choix! Le camel trip est marrant et nous profitons bien de nous retrouver toutes seuls dans les dunes, loin du bruit et de l'agitation avec pour seule compagnie nos chameaux et nos guides, qui nous préparent un dal au feu de bois et nous apprennent des mots de hindi.

Nous nous faisons surprendre par une averse dans le désert alors qu'il arrive qu'il ne pleuve pas pendant 7 ans au Rajasthan! La précision de nos guides est d'ailleurs impressionnante: "attention, dans 5 minutes il va pleuvoir" et effectivement, cinq minutes après, grosse douche! nous dormons à la belle étoile en écoutant la musique d'un village qui fait la fête à cause de la pluie (nos guides nous disent que le village est loin mais le son porte dans le désert).

Retour a Jaisalmer le lendemain matin. Nous profitons de la journée et de la matinée suivante pour nous promener dans les rues, visiter une havéli, des temples jaïn et le fort et faire un peu de shopping. Nous faisons un jolie rencontre: un artisan qui fabrique des bagues sur commande, qui racontent une histoire. Il nous a montré des exemples de gens qui en avaient commandées pour raconter leur voyage autour du monde, où chaque étape étaient symbolisée sur la bague par un petit dessis. Mahnifique! son père était très connu parce qu'il gravait des dessins sur des grains de riz et des cheveux.

31/08 - 01/09: Jodhpur
Voyqge en bus jusqu'à Jodhpur, la ville bleue. Première impression pas top: il pleut et la ville est moche, et la "clock tower", un des monuments de Jodhpur qui ressemble à un mini big Ben, est éclairée en rose et bleue pendant la nuit, pas top. Toutefois nous découvrons le fort de Jodhpur le lendemain et c'est un coup de coeur. C'est le moment de Eid et en même temps d'un festival hindou qui élèbre Ganesh, et le fort est repli de touristes indiens qui se battent pour se faire prendre photo avec nous,c 'est très drôle :) le fort est spectaculaire, autant pour la finesse et la qualité architecture que pour la vue qu'il offre sur la ville bleue. Apres le fort nous allons visiter un cénotaphe pas loin (tombe d'un brahmane) et je m'arrête quelques temps qec un musicien qui m'apprend à jouer Frère Jacques sur son étrange instrument (que je finis par acheter, sentant le fort potentiel :p).
Nous nous faisons aussi baratiner par plusieurs gars prétendant nous montrer comment reconnaître le vrai pachmina et le vrai safran.

02/09: Delhi
Nous prenons un train de nuit de Jodhpur à Delhi (12h), nous partageons notre compartiment avec une famille Jain très sympathique.
A Delhi nous retrouvons le papa et la soeur de Anne, et une amie à elle, qui viennent d'arriver. Nous partons visiter le fort rouge (pas spectaculaire) puis la mosquée Jama Masjid, la plus grosse mosquée d'Inde. La montée au minaret vaut le coup d'oeil à cause de la splendide vue sur Delhi mais l'escalier est étroit et les mecs ont les mains baladeuses, c'est à peine croyable! nous hrulons des "shame on you", on est dans un mosquée quand même...

Ensuite je pars avec Anne-Laure, l'amie de la soeur de Anne, pour leur laisser le temps de se retrouver un peu et de se reposer. Nous allons visiter le tombeau de Humayun, splendide, qui a inspiré le Taj Mahal au niveau architectural.

Nous allons ensuite nous reposer au Lodhi garden avant de retrouver les autres au restaurant.Je ne suis pas dans le meme hotel qu'eux alors je leur dis au revoir à la fin de la soirée.

Le lendemain je pars visiter le plus grand temple Sikh de Delhi où on m'offre à boire, avant de prendre la route pour l'aéroport. Et c'est le retour à Dhaka, avec cette agréable impression de rentrer à la maison!

samedi 10 septembre 2011

Le Rajasthan: Inde ou pas Inde?

Je vous disais à quel point je ne réalisais pas d'être en Inde et à quel point je n'ai pas eu le choc culturel tant attendu. Mais en même temps, je ne pense pas que le Rajasthan soit forcément l'endroit le plus représentatif de l'Inde... ou du moins pas de l'image que je m'en fais... Mes impressions en vrac:

- des villes aux atmosphères très différentes, plus ou moins chaleureuses, plus ou moins adaptées aux touristes... On m'a demandé quelle ville j'ai préféré mais je ne saurais pas dire. Chacune a sa particularité.

Jaisalmer semble faite pour les touristes: petite ville couleur sable aux ruelles étroites qui serpentent entre les jolies maisons, remplies de boutiques aux couleurs chatoyantes qui vendent foulards, tentures, bijoux, carnets etc..., surtout dans le fort. Et a tous les coins de rue des hotels qui proposent un "camel safari" dans les dunes.

Jaipur est une plus grosse ville, plus moderne, plus bruyante, qui fait moins vacances. La "grande ville" où il y a aussi beaucoup de choses à voir.

Jodhpur, la ville bleue, est encore dans une autre catégorie. Pas construite pour les touristes. Elle a un magnifique fort qui offre la jolie vue sur le bleu de la ville. Mais la ville en soi n'est pas très belle, les rues sont sales, les caniveaux courent le long des murs, c'est très bruyant aussi... Mais ca a son charme de l'autre coté du fort les temples hindous cotoient les mosquées, les vieux jouent aux cartes dans les rues et les enfants au cricket. Petite ville tranquille, peut-être plus "vraie"...

- du shopping partout, avec une spécialité dans chaque ville, et partout une première impression d'émerveillement devant toutes les couleurs et les odeurs, et une deuxième impression de se faire arnaquer parce que les prix demandés peuvent varier du simple au triple, que tout le monde nous assure dire la vérité et vendre la meilleure qualité, allant jusqu'à nous montrer comment reconnaître le vrai pachmina ou le vrai safran du faux. Impression finale d'écoeurement et sensation de ne rien pouvoir croire de ce qu'on nous dit. Moi qui aime fire facilement confiance aux gens que je crois, je n'aime pas tellement ça (mais je ne tombe pas dans le panneau pour autant!).

- Des bâtiments incroyables
Des forts dans toutes les villes, tous plus impressionnants les uns que les autres, souvent issus d'un mélange d'art Rajput et Moghol et embellis ou restaurés par les empereurs successifs.
Des havélis, maisons de riches marchands sur plusieurs étages, riches en sculptures, balcons, fenêtres...
Des sculptures, mosaiques et peintures qui recouvrent et entourent murs, fenêtre et encadrures de portes, en pierre, en bois, en verre, en sable etc...

Quelques batiments cultes. il n'y a pas à dire, le Taj Mahal mérite sa réputation, il y règne une atmosphère vraiment particlulière malgré la horde de touristes qui y entrent tous les jours. Nous avons apprécié de nous coucher au pied du TajMahal pour profiter du lieu pendant quelques temps sans avoir de touristes dans notre champ de vision proche... Mais le Taj Mahal n'est pas le seul, différentes tombes érigées en la mémoire de tel ou tel empereur, valent le détour. Le cénatophe de Jodhpur, le tombeau d'Humayun à Delhi...

- un tourisme aux conséquences mitigées
La région a toujours été très attractive. Auparavant par sa position stratégique proche de la frontière pakistanaise, maintenant pour ses magnifiques traces de l'empire Moghol. Le tourisme l'influence forcément, en bien et en mal...

Jaisalmer en est un bon exemple, comme l'a souligné Carine. Cette ville dans le désert du Thar souffre de gros problèmes d'eau. Une rivière a déjà été détournée pour améliorer l'accès à l'eau des habitants de la ville, mais l'afflux touristique implique bien entendu une plus grande consommation en eau. Non seulement l'eau manque, mais l'apport d'eau pour les touristes, notamment à l'intérieur du fort où beaucoup d'hotels ont élu domicile, endommage les bâtiments de grès. Le débit dans les canalisations est actuellement 10 fois supérieurs au débit pour lequel elles étaient construites. Une association de protection du fort a pour slogan "essayez donc de jeter un seau d'eau sur un chateau de sable et regardez ce que ca donne".

Parallèlement à ça, il se trouve que le fort comprend un grand nombre de havélis et de belles maisons qui doivent être entretenues ou rénovées. Où sont les financements pour rénover tous ces bâtiments? Les hotels qui s'installent dans certaines de ces maisons et qui ont intérêt à en préserver la beauté et l'intégrité investissent dans leur réparation et leur entretien. Que se passerait-il s'ils n'étaient pas là?

Grandes questions...

L'Inde - quelques impressions...

Salut a tous,

apres quelques photos de Jaisalmer (les autres a venir), voici quelques impressions...

> On va en Inde, c'est vrai??
J'ai eu beaucoup de mal a réaliser que nous partions en Inde. Ca faisait quelques temps que je rêvais de ce voyage, et je ne m'étais jamais imaginée qu'il se déciderait deux jours avant le départ!! Mais je n'avais pas non plus imaginé que je m'y rendrais depuis le Bangladesh, et qu'obtenir le visa serait un tel stress. Je suis quand meme la plus chanceuse du monde parce que j'ai réussi à obtenir ce visa en ayant fait une erreur sur mon formulaire... quand on sait qu'ils le refusent pour toutes sortes d'excuses plus dérisoires les uns ques les autres, je peux vous dire que je n'en menais pas large jusqu'à ce qu'on m'annonce que c'était bon!!! (en vrai j'ai discuté en bangla avec les deux filles qui vérifiaient les infos pour m'attirer leur sympathie et les déconcentrer :p)

> L'Inde et le Bangladesh, same same but different
Je n'ai pas eu le choc culturel auquel tout le monde m'avait tant préparée. On m'avait dit que quels que soient les voyages réalisés avant, l'Inde surprend tout le monde et on vit un vrai choc culturel. Parce que c'est hyper agité, parce que la pauvreté est visible, parce que... Eh bien croyez-moi, le Bangladesh est un bon exercice de préparation!! moi j'ai trouvé l'Inde tranquille et aérée, et la pauvreté très peu visible comparé à ce que je vis tous les jours à Dhaka!! Preuve que tout est relatif...

Globalement, je ne me sentais pas dans un environnement inconnu mais en regardant atour de moi je voyais que je n'étais pas au Bangladesh.

- Toujours des rickshaws, mais ô combien moins beaux (je trouve que les rickshaws devraient être nos fierté nationale ici au Bangladesh)

- Toujours des vaches au milieu des rues, mais immenses et bien en chair, rien à voir avec nos vaches faméliques!

- Toujours des hommes en lunghi (sorte de jupe), et des femmes en sari ou en salwar kameez, mais un physique différent (je ne saurais dire en quoi mais on voit que les gens ne sont pas bangladeshis) et une façon différente de nouer les saris parfois.

- Toujours des bindis (points rouges) sur le front des femmes, plus qu'au Bangladesh puisque c'est un symbole hindou et que les hindous sont beaucoup plus nombreux en Inde. Mais des bindis peints et non collés, et portés également par les hommes.

- Toujours cette langue aux sonorités inhabituelles, proche du bangla mais différente. Nous étions tout de même capables de comprendre certaines choses, à notre plus grande fierté!!

- Toujours du riz, des currys et des chapatis, mais je dirais une lus grande diversité de plats et pas les mêmes épices utilisés. Et des lassis partout, hummmm, on devrait penser à importer ca ici...

- Toujours des gens qui insistent pour se faire prendre en photo avec nous. Si au Bangladesh les gens vous dévisagent et prennent des photos de nous, au Rajasthan, les gens se faisaient prendre en photo AVEC nous, parfois même sans demander!


En règle générale je dirais une plus grande diversité:

--> diversité de moyens de transports
--> diversité de nourriture
--> diversité religieuse: entre les hindous (les plus nombreux) les musulmans, les sikhs et les jains, et les codes, rites et batiments des uns et des autres, la diversité religieuse et plus présente et plus visible qu'au Bangladesh.

samedi 3 septembre 2011

Retour 'a la maison'

Eeeh non je ne rentre pas en France! Mais je profite de la connexion de mon hotel a Delhi pour poster un rapide message!

Me voila arrivee a la fin de mes dix jours de vacances au Rajasthan. Magique, magnifique, et par rapport au Bangladesh same same... but different! je prends le taxi dans une heure pour l'aeroport avec la sensation agreable de rentrer chez moi :) (dans mon chez-moi temporaire bien sur, je ne renie pas l'Alsace quand meme)

un article un peu plus elabore suivra quand je serai rentree, aurai retrouve mes colocs, vide mon sac (au sens propre), recommence a bosser (demain)... un peu de patience donc! et si on achete un modem je pourrai peut-etre meme poster des photos (j'espere...!!)

jeudi 25 août 2011

I got it!!!

La chance et le Dieu des visas furent avec moi une fois de plus. J'ai eu mon visa Indien, et en avance meme! N'empeche que l'Inde m'attire depuis quelques temps mais si on m'avait dit que mon voyage se deciderait deux jours avant, je ne l'aurais surement pas cru...!

Je pars donc pour Dehli demain matin, penserai a vous au Taj Mahal apres-demain, et poursuivrai ma route via Jaipur (ou je vais voir Fanny, de ma promo de Paris), Pushkar, Jodhpur, puis le desert a Jaisalmer pour finalement revenir visiter Dehli en fin de parcours, tout ca avec Anne. Retour le 3 septembre!

A bientooooot :)

lundi 22 août 2011

du retard à rattraper!

Bonjour bonjour,

ça fait un petit bout de temps que je n'ai pas posté, voilà quelques nouvelles de ces derniers jours:

- j'ai passé ma semaine à écrire un "proposal", en réponse à un appel d'offre pour une recherche de 6 mois sur l'adaptation au changement climatique. Je n'avais jamais rédigé de proposal avant, donc très bon exercice, mais pas mal stressant et intense aussi puisqu'il a fallu d'abord concevoir le projet de recherche, la méthodologie, le budget etc. Heureusement ça colle avec mon projet actuel et j'avais quand même quelques personnes pour m'aider, notamment aussi à améliorer mon anglais qui n'est pas mal mais pas suffisant pour un document formel comme celui-ci. Bref je suis contente du résultat, reste à voir si ça va marcher ou non mais dans tous les cas ça aura été un bon exercice.

- j'ai tout de même fini le proposal malade et avec pas mal de sommeil à rattraper. j'ai bossé samedi toute la journée avec de la fièvre et sans rien pouvoir avaler depuis la veille au soir à cause de soucis digestifs, alors hier et aujourd'hui c'est repos. Aujourd'hui c'est férié et hier j'ai pris congés. Moi qui d'habitude déteste ne rien avoir à faire, je savoure ces deux jours que je peux passer au lit! la fièvre est à peu près tombée, le ventre va mieux, la fatigue diminue petit à petit.

- j'ai fait une demande pour mon visa indien. Il est assez difficile à obtenir depuis le Bangladesh, il est souvent refusé pour toutes sortes de raisons. J'y suis allée avec Anne, une copine suisse, et nous avons passé la première phase de vérifications (après quelques frayeurs, comme par exemple le fait qu'on ne voulait pas me laisser entrer dans le batiment parce que j'avais mon ordi portable dans mon sac...). Maintenant suspense, résultat jeudi soir alors qu'on est censées prendre l'avion vendredi matin... Si ça marche, je pars donc 10 jours au Rajasthan. Si ça ne marche pas, j'improviserai un plan B comme le Népal ou le sud du Bangladesh.

- Pourquoi ces vacances? Parce que c'est Eid, la fin du Ramadan, alors on a dix jours fériés. Yey!!

- j'ai fait quelques "iftar" ce mois-ci, ce sont les repas du soir que prennent les musulmans qui jeunent, à 18h45 environ. Individuellement j'aime assez tous les aliments, mais ensemble c'est très gras. Il y a des beignets de légumes, des galettes de légumes frites, des lentilles ou des haricots, des dates, des petites choses très sucrées cuites dans l'huile... Bref pas terrible pour la digestion mais pas mal et surtout festif :) c'est à faire!

- samedi dernier je suis allée à Sonargoan, l'ancienne capitale, à environ 40 minutes en bus. J'y suis allée en bus toute seule et c'était très chouette, je mettrai des photos dès qu'on aura acheté un vrai modem et que ma connexion sera meilleure.

Cette semaine sera donc courte, seulement 3 jours, et suspense pour l'Inde...!
A bientôt! et comme d'habitude merci pour vos petits mots et mails qui font chaud au coeur :)

samedi 13 août 2011

Quick news!

Bonjour bonjour,
juste un petit mt rapide pour dire que j'aurais des tas de choses à poster, d'ailleurs ça va venir, mais ma fin de semaine à Dhaka est passée à toute vitesse, de même que le week-end! J'ai beaucoup de boulot, de nouveaux challenges, pas mal prenants et un peu stressants, j'ai du sommeil en retard, et j'essaie aussi de passer du temps avec mes deux colocs (qui sont très sympas), d'où mon silence ces derniers jours. Mais tout va bien! D'ailleurs je remercie les gens qui m'ont envoyé des commentaires, mails et réactions à certains articles :)

aujourd'hui je suis allée visiter Sonargoan, l'ancienne capitale, à une vingtaine de km de Dhaka. C'est devenu un village avec de beaux batiments laissés à l'abandon et envahis par la nature... Très joli, très paisible et en même temps cette étrange sensation d'une ville morte... Une belle coupure loin de l'agitation de Dhaka, et comme d'habitude quand je me balade seule, je fais de belles rencontres et les gens sont adorables... (mais pas d'inquiétude, je ne suis montée sur la moto de personne :p)

Je n'ai pas encore trouvé de solution à mon problème de connexion donc pas de photo pour le moment... sorry...

A bientôt, n'hésitez pas à m'envoyer de vos nouvelles!
Et une grosse pensée pour la famille qui festoie demain ;)
Bisouuus

mardi 9 août 2011

Pour quelques jours de pluie...

Cinq semaines que je suis ici, mais je crois qu’aujourd’hui j’ai découvert le Bangladesh sous un autre angle. Sous l’angle le plus connu en fait, celui dont tout le monde parle mais que je n’avais que partiellement vu. Le Bangladesh sous l’eau.

Ca fait maintenant 9 jours que je parcours différents districts du sud-ouest du Bangladesh, les districts en bordure des Sundarbans. Je visite des villages, je pose des questions, j’écoute, je prends des notes pour pouvoir sélectionner les deux villages dans lesquels nous développerons le projet. Le mode de vie, les activités génératrices de revenus, le rôle des femmes, les problèmes rencontrés, la vulnérabilité aux désastres naturels, la salinité, les alternatives développées etc. . J’ai un traducteur mais mes notions de bangla me permettent déjà de saisir le sens des conversations et de comprendre certaines réponses. Je commence à avoir une bonne représentation géographique de la situation : les zones les plus affectées par la salinité, les zones les plus vulnérables aux cyclones, aux inondations, ou parfois le tout à la fois. Dans certaines zones, les étangs s’étendent à perte de vue, et l’air est si humide et salé qu’on se croirait au bord de mer. La végétation est rare parce que la salinité est trop élevée. D’autres zones sont très boisées, on y trouve des palmiers, de la jute, des manguiers, du moringa, des noix de bétel et j’en passe (mais j’y reviendrai).

Je pensais donc avoir une bonne idée de la situation. Mais moi qui avais été surprise par la quantité d’eau lors de mon premier passage à Khulna, je n’avais encore rien vu. Il pleut depuis cinq jours, mais depuis 3 jours la pluie n’a pas cessé. Aujourd’hui en nous rendant à la frontière de l’Inde, à une centaine de km (soit 3h de 4x4), nous avons emprunté des routes qui avaient pris des allures de rivières. Les maisons sont généralement surélevées, mais les gens en sortant de chez eux avaient de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Les maisons non surélevées sont complètement inondées. L’eau est partout, on ne distingue plus les étangs des champs, les champs des villages et les villages des routes. Tout n’est qu’une immense étendue d’eau. Certaines personnes sont déjà allées s’abriter dans les écoles.

Ce n’est que le début. Trois problèmes se présentent désormais :

> tout d’abord, cette eau va mettre des jours, voire des semaines à s’évacuer dans certains endroits. En effet, le sol étant argileux, l’eau ne peut pas s’infiltrer. Et comme la zone est remplie de polders, à savoir des digues supposées protéger les terres de l’eau salée de la mer, l’eau de pluie n’a aucun moyen de s’évacuer et stagne pendant de longues durées. Je ne parle même pas du développement possible de maladies liées à l’eau ou de la contamination par les latrines si celles-ci sont inondées.

> Ensuite, nous sommes pile au moment de la transplantation du riz. Les champs qui ont déjà été transplantés et qui sont désormais submergés n’ont plus aucune chance de pousser, et c’est toute une récolte (la seule de l’année dans certaines zones) qui est perdue.

> Enfin, j’étais surprise de constater au bord de la route la présence de tant de pêcheurs. A vrai dire, ils allaient même jusqu’à pêcher sur la route, c’est vous dire l’étendue des dégâts. Tous les deux mètres, un nouveau pêcheur qui lance son filet d’un mouvement habile. Comme un film bloqué sur la même scène. Il ne pleut pas des poissons, alors d’où viennent-ils ? Et bien tout simplement des étangs privés de centaines de personnes, qui ont tous débordés avec la pluie pour ne former plus qu’une seule immense étendue d’eau. Comme le dit si bien mon collègue, « some are catching fish and some are crying ».

Ainsi, les familles qui vivent principalement du riz et de la pêche ont tout perdu. Pour quelques jours de pluie. Et pourtant, les gens ne désespèrent pas. Lorsque je leur pose des questions, ils font part de leurs problèmes, de façon calme et posée. C’est comme ça, une telle situation a lieu pratiquement une fois par an… Alors ils trouvent des alternatives, partent à la ville travailler dans les fabriques de vêtements ou les usines de briques ou encore comme rickshaw, jusqu’à la prochaine saison de riz… Et tout à coup on porte un regard nouveau sur les 400 000 rickshaws de Dhaka…

NB : photos à venir dès que le rush sera passé et que la connexion sera meilleure !!

dimanche 7 août 2011

Leçon du jour: le sport, c'est mal.

Un des problèmes au Bangladesh, c'est de faire du sport. Surtout pour les filles. Les gars peuvent assez facilement faire du foot, du cricket ou du jogging. Pour les filles c'est autre chose, être une fille blanche est déjà un motif suffisant pour être dévisagée dans la rue et créer des attroupements parfois impressionnants, alors mieux vaut ne pas tenter le sport en public.

Ca ne devrait pas trop me déranger, me direz-vous, je ne suis pas une grande sportive. Oui mais bon il y a des limites quand même, il fait chaud, on mange principalement des féculents et des aliments gras, et finalement on ne bouge qu'assez peu: à Dhaka je suis assise au bureau, à khulna je suis assise dans la voiture (ok je sors aussi, mais les distances à parcourir sur les pistes à moitié inondées prennent pas mal de temps). Je sens que j'ai vraiment besoin de faire du sport.

Bref. Ce matin, toute contente, je découvre qu'il y a un gym à l'hotel et décide de m'y rendre. Bonne surprise, ils ont un tapis pour courir! Je n'ai pas de baskets, mais, pleine de motivation, je commence à courir pieds nus... GRAVE ERREUR... après à peine 10 minutes de courses, mes pieds me font souffrir. Je jette un coup d'oeil: une grosse ampoule éclatée sous l'orteil au pied droit, et trois autres non éclatées mais bien gonflées sous les autres orteils et sous la plante de pieds...

Pas grave me direz-vous, quelques ampoules ça n'a jamais tué personne. Certes. Ca devient juste un poil gênant quand on vit en tongs au Bangladesh en période de mousson et que la double peau n'est qu'un vague souvenir de France qu'on ne trouve pas en pharmacie... Mais pas d'inquiétude, il me reste toujours l'hexomedine et les sparadraps, et puis mon amour-propre en prendrait quand même un sacré coup si je me chopais une cochonnerie juste parce que je suis allée courir 10 minutes sur un tapis...

jeudi 4 août 2011

Ramadan

Première expérience de vie dans un pays musulman, première fois que je suis entourée d'autant de personnes qui font Ramadan. J'ai donc fait plusieurs expériences et découvertes intéressantes:

- les gens qui jeûnent ont toujours faim. Et les gens qui ont faim sont toujours de mauvaise humeur. Et c'est pas moi qui l'ait dit! "Hungry people are always angry" a dit un de mes collègues (qui fait le Ramadan).

- Du coup, pour éviter qu'ils ne soient encore plus "angry", on évite de manger et de boire en leur présence. Pas toujours facile quand on est en visite sur le terrain, en groupe. A passer ses journées avec des gens qui jeûnent, on finit donc par presque jeûner aussi!

- Passez donc trois heures à l'arrière d'un minibus sur des pistes chaotiques au possible, vos collègues affamés (donc angry) n'auront qu'une hâte, que le minibus lancé à pleine vitesse (autant que faire se peut) arrive le plus vite possible à destination, peu importe si les passagers arrière expérimentent une vraie séance de rodéo (3h, je vous assure que ça demande une certaine endurance!). Mais à 18h47 précise, voilà que vos collègues décident unanimement de s'arrêter (à votre grand soulagement). Sachez alors que le jeûne prend fin (18h46), ils vont alors acheter de l'eau, et l'ambiance se détend. Impressionnant!

- Arrivés à l'hôtel, c'est alors le moment de Iftar, le repas du soir. Première expérience très sympathique, il y a de tout, mais principalement des beignets gorgés d'huile et des fruits. Beaucoup déplorent le fait que Iftar soit un repas aussi gras, cela enlève un peu de l'intérêt du jeûne, censé être excellent pour purifier l'organisme.

Même expérience ce soir depuis l'hôtel, pas en présence de mes collègues cette fois. La pluie tombait en trombe, et une clameur s'est brusquement élevée depuis la rue. Inquiète, j'ai d'abord pensé à un accident, mais je ne voyais rien. Et puis j'ai regardé l'heure: 18h45!

Pour faciliter le jeûne et éviter aux gens de trop s'épuiser, les horaires de bureau sont raccourcies pendant le ramadan, et la plupart ferment à 15h30 l'après-midi. Ce qui ma foi n'est pas pour me déplaire!

mercredi 3 août 2011

Boule à facettes

Khulna, là où le ciel se réfléchit dans les étangs comme une multitude de miroirs.



Si la Terre entière était à l'image de Khulna, le reste de la galaxie pourrait s'en servir comme boule à facettes tous les soirs!

Khulna et les crevettes

Comme je vous le disais, je suis donc de nouveau à Khulna, à priori jusqu'à mercredi prochain. Je suis chargée de la sélection de sites pour le projet sur lequel je bosse. J'ai donc une série d'infos à compiler et des villages à visiter pour finalement choisir deux villages dans lesquels nous développerons nos activités.

Hier et aujourd'hui nous avons visité déjà pas mal de sites avec des collègues qui travaillent sur différents projets. Nous sommes allés dans différents districts, de Bagerhat au sud-est de Khulna à Satkhira à l'ouest (on était à 15 km de Calcutta et l'Inde était juste d l'autre côté de la rivière!)

Beaucoup de projets tournent autour des crevettes, grosse problématique de la région. Les crevettes sont une culture rentable mais risquée, car les crevettes sont victimes de virus qui les déciment rapidement. Il existe deux types de crevettes, d'ailleurs il y a deux mots différents en anglais: les "prawns" qui vivent dans l'eau douce, et les "shrimps" qui sont des crevettes d'eau salée. Les plus rentables sont les "shrimps" pour tout un tas de raisons que je ne détaillerai pas ici pour ne pas rentrer trop dans les détails techniques.

> Résultat: un certain nombre de villageois inondent volontairement des étangs d'eau douce avec de l'eau salée pour pouvoir y cultiver des crevettes.
> Problème: la culture de riz et de légumes (moins rentables mais indispensables pour l'alimentation) devient difficile, et l'eau salée s'infiltre partout (y compris dans l'eau potable), les arbres meurent et le sel attaque même les murs des maisons.

Pourquoi font-ils ça, si ça a tellement de répercussions négatives, me demanderez-vous? Parfois il s'agit juste de relations de pouvoirs, les plus riches ou ceux qui ont le plus d'influence continuent de cultiver la crevette pour s'enrichir sans se préoccuper des autres. Mais parfois aussi l'eau douce n'est simplement pas disponible. Les paysans ont alors le choix entre pas d'eau du tout - donc pas de culture et pas de profit - ou alors faire venir de l'eau salée, par exemple en puisant dans la rivière voisine. Cela a certes des conséquences négatives, mais au moins cela leur procure un revenu. C'est un cercle vicieux.

Beaucoup de polders ont été construits il y a quelques années par le gouvernement dans cette zone. Il s'agit de digues circulaires entourant les champs et étangs et censés les protéger de la salinité. Mais d'une part les polders ne sont pas toujours très efficaces, et d'autre part il arrive que les paysans y installent des pompes pour amener de l'eau salée dans leur étang et cultiver la crevette. Cela fragilise les polders, qui risquent de se briser en cas de cyclone.

NB: la salinité varie beaucoup selon la saison, elle est faible en saison des pluies et plus élevée en saison sèche. Elle varie aussi beaucoup selon les zones, la proximité de la mer ou des rivières (l'eau salée s'infiltre dans les rivières), la présence ou non de polders...

Mes amies les bêtes...

Petite anecdote...
Après les cancrelats dans la salle de bain et le scorpion sur l'oreiller, je me suis cette fois fait réveiller en pleine nuit par une chauve-souris... dans ma chambre d'hotel!! La pauvre virevoltait dans tous les sens sans trouver la sortie...