jeudi 25 juillet 2013

Ils sont la!!

Rapide message: Norbert, Claude, Gaby et Dany sont bien arrivés, c'était Noël hier a Dhaka!!!! Ca fait bien plaisir de les voir et ils semblent s'habituer super vite a Dhaka. On va les mettre a l'épreuve pour le week-end, départ imminent pour Sri Mangal dans le nord: tea gardens et parc national!

A bientot!!

lundi 1 juillet 2013

Les merveilles du monde sous-marin

Bien que je persiste à dire que la merveille du monde, ce sont les gens qui y vivent, je dois admettre que Mère Nature a quand même bien fait les choses... Mes quelques jours passés à Koh Tao en Thailande ne m'ont pour le coup pas apporté beaucoup au niveau de la découverte de la culture thai (ce qui était tout à fait prévisible), mais m'ont permis de m'extasier un peu plus sur les merveilles du monde sous-marin, et les sensations qui vont avec (sans pour autant négliger le monde sub-marin non plus, au passage).

Partie a la base pour me reposer, avec la ferme intention de plonger un peu mais aussi de dormir et de me poser dans une chaise longue a l'ombre d'un arbre sur la plage avec un jus de fruit frais et un bon bouquin, j'ai dû me rendre à l'évidence, je ne sais simplement pas faire ça... Pourtant j'avais tous les ingrédients, le besoin de soleil, la fatigue suite a une cadence un peu folle avant de partir, et deux super bons bouquins... Mais bon, ne rien faire, même avec un bon bouquin dans un paysage de rêve, ca devient vite ennuyeux.

Du coup, j'ai quand meme réussi à faire la grasse mat le premier jour, lever à 11h, degustation d'une belle gamme de fruits frais non assaisonnés au formol, puis partie a l'exploration des baies alentours, à pieds. C'est tout terrain, je commence par traverser la baie ou je loge, à pieds parce que l'eau turquoise fait environ 30 cm de profondeur pour au moins 30 degrés jusqu'à assez loin de la plage. Puis je passe de baie en baie, par le chemin, par l'escalade dans les rochers, par le contournement des obstacles les pieds dans l'eau entre gros crabes, oursins, coraux et concombres de mer, et puis par la montagne et les chemins broussailleux avec une pause au point de vue à couper le souffle qui surplombe deux des baies. C'est toutes les nuances de bleu qui s'offrent à la vue, une vraie carte postale. Je descends de l'autre coté, refais un peu de parcours du combattant entre jungle, escalade de rochers, passage aquatique, pour arriver sur une jolie plage ombragée aux eaux turquoise bordée par un resort ou je me laisse convaincre par l'appel chaise longue / cocktail / bouquin / sieste.

Les jours suivants sont consacrés à la plongée, ce qui veut dire lever à 6h tous les matins (arg, même quand je bosse je ne me lève pas si tôt!). D'abord juste des "fun dives" mais après une journée je me laisse convaincre de passer mon "advanced certificate" qui consiste à passer cinq spécialités (dont certaines obligatoires et certaines au choix). Je me décide pour: profonde (30 mètres), épave, plongée de nuit, flottabilité et orientation. Et là, je retrouve tout ce qui me fascine tant dans la plongée.

Il y a eu ce moment où on était sur l'épave, à environ 25 mètres de profondeur. On se place debout sur le pont inférieur, palmes au sol, et on regarde par la porte avec la lampe à l'intérieur du navire. Je me dis, c'est marrant, on pourrait presque se croire à la surface, si ce n'étaient les poissons tout autour et le fait d'explorer un bateau rouillé de la deuxième guerre mondiale. Et puis on décide d'aller explorer le pont supérieur, comme on ferait aussi en surface. Les escaliers sont juste en face de moi, sauf que cette fois, il suffit d'une toute petite impulsion des genoux et je m'élève au dessus. C'est ça, exactement ça, qui rend la chose magique. Cette capacité à pouvoir se déplacer dans toutes les directions tout autour de soi sans sentir le poids de son corps, sans pesanteur; cette sensation de voler, cette capacité à passer au dessus du bateau, redescendre de l'autre coté la tête en bas, à la vitesse que l'on veut, faire des pirouettes, onduler son corps pour suivre les poissons, regarder les bulles qui remontent a la surface en scintillant, et celles qui restées bloquées à l'intérieur de l'épave et ont formé une surface d'air au plafond qui réfléchit comme un miroir...

Cette sensation, outre de pouvoir se mouvoir dans toutes les directions, de percevoir les choses différemment. Le son qui se déplace cinq fois plus vite dans l'eau et qui ne permet plus au cerveau d'en identifier la provenance. L'odorat dont on est privé.  La vision, qui joue des tours avec par exemple les couleurs qui changent avec la profondeur ou les distances qui sont plus difficiles à évaluer... Et puis plus de vision du tout (à part le faisceau de la lampe de poche) dans le cas des plongées de nuit, qui provoque une perception complètement différente de l'espace...La pression à gérer, et la flottabilité, en fonction du volume d'air dans les poumons.

Cette fascination de découvrir un tout autre monde, probablement encore plus varié et infini que celui de la surface, et la capacité de pouvoir y respirer... Les couleurs, les formes, les mouvements gracieux ou furtifs, les bans de poissons jaunes, bleus, roses, noirs, argentés, tout autour de soi, la découverte des petits détails, comme les petites crevettes danseuses, le bernard l'hermite planqué dans son coquillage, la murène qui guette, les Christmas worms qui disparaissent dans leurs trous dès qu'on s'en approche, les calamars qui changent de couleur, les raies qui se planquent dans le sable, les trigger fish qui menacent d'attaquer si on s'approche trop près, et puis les gros poissons comme les poissons anges, immobiles comme suspendus au milieu de la masse d'eau, impassible... Les anémones de toutes les couleurs, et les némos cachés dedans, les bénitiers entourés de mousses et de coraux multicolores, avec leur bouche en zig zag à la façon d'une citrouille d'Halloween, les taches bleu vif des raies cachées dans le sable, les immenses mérous, les longs et fins crocodile niddle fish argentés, immobiles juste sous la surface et qui reflètent la lumière, les gros yeux du poisson porc epic, le mignon petit Arlequin sweetlips etc...

Cette sensation de réaliser tout à coup que cet élément gratuit, infini et si indispensable à la vie qu'est l'oxygène n'est distribué ici qu'en accès limité par un équipement dont notre vie dépend... Simplement se rendre compte que le fait même de respirer est un acte complètement réflexe et automatique à l'air libre, auquel on ne pense que lorsqu'on y a plus vraiment accès à l'infini, sous l'eau.  Et la réalisation que le corps humain, si on l'écoute, est capable de s'adapter à beaucoup de choses... et que l'une des raisons pour lesquelles la plongée est si relaxante est que sous l'eau le rythme cardiaque diminue et qu'on adopte un rythme de respiration plus lent.  Si on l'écoute, parce que quand le corps envoie des messages, par example via la narcose, ou ivresse des profondeurs, cette sensation d'ébriété lorsqu'on plonge trop profond et que l'azote commence à agir sur le système nerveux et bloquer les messages du cerveau (qui se calme immédiatement si on remonte de quelques mètres).

Gros coup de coeur pour le plancton bioluminescent dans la plongée de nuit, qui s'illumine autour de nous à chaque mouvement comme des lucioles dans la nuit... et la sortie d'eau, quitter le plancton lumineux pour découvrir un magnifique ciel étoilé (visuel similaire)...

Bref, une autre palette infinie de découvertes à faire dont on ne se lasse pas :)

bisous!

samedi 22 juin 2013

"Plus d'une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie"

Petit coup de gueule (en anglais, desolee)

"More than one in three women worldwide have experienced physical or sexual violence", a report by the World Health Organization and other groups says. (http://www.bbc.co.uk/news/health-22975103)

So we had a girl sexually tortured in a bus, babies abused and woman set on fire by her husband and in-laws in India, drunk girls "happily" raped by teenagers joking and twitting about rape in the US and then persecuted because the court condemned the poor boys, women detained for years as sex slaves and having successive pregnancies and miscarriages, and that's only in the past couple of months, and only the cases we talk about because women dared to speak out.

What about women raped during Arabic Spring, women tortured as war weapon, women daily abused and silenced, seeing their rights violated in many countries and cultures, women stoned to death for infidelity or just for speaking out, women attacked with acid for not wanting to marry someone, little girls forced to marry their rapists....? Not even talking about all the examples of men dictating rules, roles and behavior to women?

And if you think all of this is far away from you, then between you and me, which girl never had to face offensive sexual comments or behaviors, even in the most developed (and non muslim) countries? It does not only happens to others!

Seriously, how come most of the movements trying to put an end to this outrageous situation are qualified as "feminist"? Where are you guys to put an end to this situation?

1 in 3? Seriously, we're in 21st century, shouldn't we have put an end to that a long time back already?

lundi 17 juin 2013

Le vrai tresor du monde, ce sont les gens qui y vivent, et ce qu'ils ont a nous apprendre...



Je suis sur le terrain avec une amie que j’ai embauchée comme consultante experte pour m’aider à mettre en place un système de suivi et évaluation de mon projet et plus particulièrement de la façon dont il contribue a améliorer la capacité d’adaptation des villageois au changement climatique (présent et à venir).  Le procédé en lui-même est très intéressant, on développe ce qu’on appelle une « theory of change », qui consiste à identifier avec les villageois (des groupes d’hommes et de femmes séparément) quel est leur rêve, leur objectif pour leur communauté dans 10 ans, puis on identifie étape par étape ce qui doit être fait pour atteindre cet objectif, quels indicateurs permettemt de mesurer ce changement et comment le changement climatique affecte tout ca et doit etre integre a tous les niveaux (pour faire simple). Ce procédé est généralement développé au début d’un projet pour identifier les activités à mettre en place en fonction des interets et problemes reels identifies par les communautes elles-memes, ici on s’en sert comme une sorte d’évaluation mi-parcours pour s’assurer que le projet se concentre sur les bons éléments et faire des recommandations sur les choses à inclure.  C’est vraiment interessant et apres ca je me sens tout a fait capable de mener le processus a bien par moi-meme, dans differents contextes, donc c’est un excellent apprentissage. 

On a eu des discussions passionnantes avec chacun des deux groupes (hommes et femmes) sur le terrain. Le debut a été un peu difficile, la mentalite ici n’est pas trop a l’entraide et a l’esprit communautaire, les reactions sont plutôt individualistes et par consequent beaucoup de choses qui pourraient etre faites en groupes ou en cooperatives n’ont pas lieu parce les gens preferent attendre qu’une ONG ou le gouvernement viennne faire les choses pour eux plutôt que de s’organiser eux-meme. Or ce n’est pas du tout l’objectif du projet… Le gros probleme du developpement et de la dependance des populations !

Neanmoins cette « theory of change » et l’identification avec les participants d’indicateurs pour mesurer ces changements a été tres utile en ce sens que cela  leur rappelle qu’ils sont la clé de leur propre succès, qu’il s’agit de leur reve, pas du notre, et que le projet est là pour les aider à aller en direction de ce rêve mais qu’au final notre objectif est qu’ils soient capable de continuer par eux-mêmes à la fin du projet, de construire leur capacite, pas de faire les choses a leur place.

J’ai quelques problemes ces derniers temps niveau management avec mon staff: on fait des plans, on discute les choses, on prend des decisions, on donne une responsabilite a quelqu’un, avec une deadline, mais au final si je ne verifie pas de tres, TRES pres, les choses ne sont pas faites correctement, voire pas faites du tout. Il y a de multiples raisons a ca, en partie culturelles, mais pas que, une grosse quantite de boulot par rapport au nombre de staff, un project manager completement perdu qui ne fait absolument pas son boulot donc le field staff qui en profite, le manque complet d'efficacite du a une mauvaise gestion du temps par le staff qui a enormement de mal avec toute planification qui va plus loin que le jour meme, malgre les reunions de planification mensuelles et les plans d’activites mensuels et maintenant hebdomadaires, une culture de « je fais ce qu’on me dit parce que c’est le boss qui le dit » sans chercher a comprendre la logique derriere et sans voir "the big picture" et sans se rendre compte quand on commet des enormites, le manque d’innovations et de volonte d’innover, soit par peur que ca ne marche pas (mais la recherche passe par la) soit a cause de cette habitude de se dire que tout va finir par nous venir tout cuit dans le bec, ce qui rend le fait de faire de la recherche communautaire vraiment difficile parfois, et aussi un peu le fait que les salaires ne soient pas mirobolants et que par consequent certains se contentent de faire leurs heures sans vraiment se préoccuper si le travail est fini ou non. Bref, tout un tas de raisons (et j'en passe), qui sont surement en partie dues au domaine du developpement, en partie dues au Bangladesh, en partie dues a mon equipe, en partie probablement similaires a plein d’autres pays et metiers… Bref, je fais sans arret ce qu’on appelle du renforcement de capacite... Mais parfois j’ai l’impression que ca rentre juste une oreille et ressort par l’autre aussitôt…

Donc bien sur c’est parfois vraiment frustrant de se rendre compte qu’on met tellement d’energie dans un projet et que les choses parfois ne fonctionnent pas comme on le voudrait. Quand ce n’est pas le staff c’est la situation politique et les hartals incessant, ou encore un effondrement d’immeuble qui sappe le moral du pays entier, ou encore un cyclone, et j’en passe. Bien sur c’est parfois stressant et fatigant de constamment replanifier, reexpliquer, faire de la resolution de problemes les un apres les autres. 

Alors je me suis demandee, dans ces moments de grande frustration ou de stress, qu’est-ce qui me fait aimer ce job et qui fait que je n’aimerais pas en changer ? Premierement je crois que tout job a son lot de frustration, ne revons pas, ou alors c’est probablement d’un ennui profond. Deuxiemement, je trouve que ce job est simplement une formidable ecole de la vie. Je crois que ma patience n’a jamais autant été mise a l’epreuve que durant ces deux ans, et bien qu’elle ait tout de meme des limites, elle s’est considerablement developpee. Apprendre a prendre de la distance avec les choses, a hausser les epaules et rire plutot que de s'enerver (meme si ca ne marche pas toujours), a se preparer a toute eventualite et accepter le fait que de toute facon rien ne se passe jamais comme prevu ici (voir l'article TIB: This Is Bangladesh)...  Il y a la tolerance, la comprehension et l’adaptation a un mode de pensee, un mode de fonctionnement, a une culture completement differents…  Il y a cet excitation a chaque nouvelle idee, cette phase tellement stimulante ou le cerveau rentre en ebullition et ou on ne tient pas en place, et puis cette satisfaction a chaque reussite, petite ou grande. 

Et puis il y a cette fascination. C’est ça je crois qui définit le mieux mon sentiment quand je passe du temps sur le terrain, et qui justifie toutes les frustrations parfois générées par ce job, et les  concessions qu’impliquent la vie a Dhaka. Fascinée par les gens, leur personnalité, leur histoire et la façon dont ils vivent. Fascinee par ces relations meme ephemeres qu’on peut etablir avec les gens, parfois meme sans mots. Le sourire edente et bienveillant de cet homme, les grands yeux expressifs et rieurs dans le visage emacie de cette minuscule femme, et la facon dont on apprend a les connaitre… Je crois que c’est clairement cette fascination qui m’a poussée dans ce monde du développement et des voyages, c’est ça que je recherche, c’est ça qui me nourrit, la découverte et la rencontre avec des personnes dont le mode de vie varie tellement, ou parfois étonnamment si peu, d’un endroit a un autre. et tout ce qu'on apprend d'eux, sur eux, sur soi-meme, sur la vie, sur le monde...

Finalement la pomme ne tombe vraiment jamais loin de l’arbre, je me rappelle mon père qui m’a toujours dit en me parlant de l’Afrique que ce qu’il y avait a y decouvrir c’était les gens… 

Alors, quoi sur ma bucket list ? les sherpas du Nepal, les Himbas de Namibie, les femmes girafe de Birmanie, les papous de Papouasie, les indiens du Bresil, les Bushmen du Kalahari, les nomades de Mongolie, les peuples de la vallee de l’Omo en Ethiopie, les Masais du Kenya ou de Tanzanie, les sadhus d’Inde, les aborigenes d’Australie, les pygmees du Cameroun et puis aussi les vestiges des peuples disparus, les geants de l’ile de Pâques, les ruines mayas et azteques, les momies egyptiennes… et puis encore, toujours, de nouveau, les Touaregs du Niger, les Shipibos et les chamans de l’amazonie peruvienne, les Hmongs du nord Vietnam, les amerindiens du Canada, les musiciens Baul et les Chakmas du Bangladesh, les moines bouddhistes du Cambodge, du Laos ou encore de Bali, les magiciens vaudous du Togo, les cites incas et les peuples des iles flottantes du Titicaca…

Le tresor du monde c’est les gens qui y vivent et tout ce qu'ils ont a nous apprendre ;)
et ca, ca vaut bien quelques frustrations ;)

dimanche 9 juin 2013

And the winner is... Koh Tao!

Tout est dans le titre :)
je pars donc a Koh Tao d'ici deux grosses semaines, pour 5 minuscules jours de repos:plongee, plage, exploration de l'ile, bouquins...

C'est la!!!!

mercredi 5 juin 2013

Joyeuse journee mondiale de l'environnement!



Hier j'ai fait une presentation de 40 minutes sur le changement climatique a un evenement organise par l'ambassade des Etats Unis pour la journee mondiale de l'environnement. Il y avait une cinquantaine d'etudiants bangladeshis, niveau universitaire, dont tout un groupe de filles qui font partie d'une madrasa (ecole coranique). Elles ne portaient pas la burqa complete mais avaient tout de meme le visage cache par des tissus ne laissant apparaitre que leurs yeux.

Nous etions deux presentateurs, j'ai explique le concept de changement climatique, les impacts au Bangladesh et donne des examples d'adaptation bases sur mon projet. Le deuxieme presentateur etait un specialiste en planning urbain et venait tout droit des US. Autant ma presentation etait vraiment ancree dans le contexte local (forcement), autant il etait interessant de voir a quel point la presentation sur le planning urbain durable semblait venir d'une autre planete. On ne peut pas blamer le presentateur, le contexte n'a simplement absolument aucune commune mesure avec Dhaka, et il n'avait que tres peu d'experience des pays en developpement. Parler de metro, de rues pietonnes, d'amenagement de parcs, de gestion du transit...  Je pense que ca a donne un melange interessant pour bien comprendre la situation locale et ensuite avoir une idee des challenges dans un pays ultra developpe... Ca a stimule une bonne discussion avec les jeunes. Alors que les pays developpes essaient maintenant de limiter l'usage des voitures ou d'encourager le covoiturage, ici avoir sa propre voiture et etre seul dedans (avec son chauffeur bien sur) montre son statut dans la societe, personne n'est pret a abandonner ca pour le moment. Tres belle discussion avec les jeunes donc, sur comment faire changer les mentalites.

 A la fin une des etudiantes de madrasa m'a dit "j'espere qu'un jour je pourrais etre comme toi,  pouvoir jouer un role dans la protection de l'environnement dans mon pays, l'enseigner a des jeunes, le Bangladesh en a vraiment besoin et ca doit etre tellement passionnant". Et par reflexe je lui ai dit "Pourquoi pas, garde ca en tete, tout le monde peut jouer un role a son echelle!" ... 
Mais au fond je ne sais pas vraiment quel est son avenir dans sa madrasa et dans quelle mesure elle a son mot a dire...