mardi 13 novembre 2012

Bali

Je suis déçue, je vous avais préparé un long article sur Bali et je l'ai perdu...Pas grave, je m'y remets :)

Alors... Bali, cette petite perle dont beaucoup de gens on entendu parler grace (à cause?) du livre et du film Mange, Prie, Aime: l'histoire d'un femme qui après son divorce décide se lancer dans un "périple initiatique qui va l’emmener au bout du monde et d’elle-même. Lors d’un voyage aussi exotique que merveilleux, elle retrouve l’appétit de vivre et le plaisir de manger en Italie, le pouvoir de la prière et de l’esprit en Inde, et de façon tout à fait inattendue, elle trouvera la paix intérieure et l’amour à Bali. ", comme le décrit très bien Allociné. "This damn book" comme l'appelle les Balinais, car Bali attire un grand nombre de personnes en quête de spiritualité, de sens dans leur vie, de réponses...

Simple lubie à cause d'un livre ou d'un film? Aussi étrange que cela puisse sembler, Bali a un pouvoir magique. Oui oui, je vous assure. Une énergie incroyable, une atmosphère particulière, de celle qui vous fait prendre du recul sur les choses, réfléchir à la vie et vous détendre sans même vous en rendre compte, mais qui frappe tous les voyageurs... Bali, malgré les milliers de touristes qu'elle attire, a su garder une authenticité, une identité culturelle très forte. Dès qu'on quitte la côte et les hordes de surfers australiens venus profiter des hautes vagues, on pénètre dans cette bulle rafraichissante d'oxygène.

La religion hindoue très présente y joue un rôle important, sans aucun doute. Bali est la seule île indonésienne à majorité hindoue. Chaque maison a son propre temple, chaque village possède trois temples publics (pour Brahma, Shivah et Vishnu), dans lesquels sont organisés des cérémonies tous les six mois et auxquelles tout le village participe. Il existe également un certain nombre de temples publics, comme le magnifique temple de Besakih, sur les flancs du volcan Agung, avec ses toits à sept niveaux, ou encore le temple de Bedugul, au bord d'un lac de montagne... J'ai été particulièrement frappée par certaines différences avec l'hindouisme que j'ai pu voir en Inde, au Népal ou au Bangladesh, et notamment la forte présence de Buddha au milieu des statues de Ganesh, Shivah ou autre Krishna... Nous avons eu la chance de participer à deux cérémonies, durant lesquelles tout le village défile dans les rues, en tenue traditionnelle, avec des chars ou des représentations des différents dieux (qui dans l'une des cérémonies ont toutes perdu la tête (au sens propre) avant la fin!!!). Notre intrusion dans cette célébration spirituelle communautaire a semblé passer complètement inaperçue, quel bonheur de ne pas attirer l'attention au milieu de tant de gens et quel changement lorsque l'on vient du Bangladesh ;)

Cette spiritualité et cette énergie se fondent dans une nature équatoriale luxuriante, l'océan, la montagne, les volcans, les rizières, la forêt, les banians centenaires, les rizières, les fruits, les plantations de café et cacao... Pour l'anecdote,avez-vous entendu parler du café luwak, ce café considéré comme l'un des meilleurs et l'un des plus chers au monde? Jack Nicholson ne jure que par lui dans le film "The bucket list". Les grains de café sont digérés et excrétés par un chat sauvage avant d'être récoltés et torréfiés. Et bien nous avons découvert la bête, et assisté au procédé! pour ce qui est du gout je ne suis malheureusement pas suffisamment amateur de café pour pouvoir vous dire s'il vaut sa réputation, je ne peux que témoigner du fait que le goût est définitivement différent...


A cela s'ajoute un côté artistique très développé, apparemment débuté par des étrangers longtemps auparavant et imité et développé dans toute l'île. Art moderne, toiles colorées, qui contribuent à cette magie ambiante. Et puis il y a les massages, la culture de la relaxation... C'est comme si Bali était faite pour ressembler à un paradis pour le corps et l'esprit ;)

Notre séjour s'est donc rempli de plongée sous-marine (malheureusement le seul mois de l'année ou les raies manta ne sont pas là, mais avec toutefois ce sentiment merveilleux de nager au milieu d'un aquarium plein de coraux multicolores et de poissons tropicaux); rando dans les rizières et les plantations, visites de temples et cérémonies, mais aussi retrouvailles avec une très bonne amie indonésienne, Nina, qui a passé près d'un an au Bangladesh avec moi (et à qui nous sommes allés rendre visite à Rangamati lors de la première visite des parents)...


Bref, difficile d'expliquer ce sentiment que m'a laissé Bali, mais j'ai eu un gros coup de coeur pour cette destination.....

Avant et après, petite escale rapide à Singapour, apologie de la modernité, de l'ordre et la propreté, le pays ou le chewing gum et le durian (oui, le durian) sont interdits et où on peut avoir une amende de quelques centaines de dollars si on traverse la route en dehors des passages piétons, bref, le dépaysement extrême en arrivant de Dhaka ;) Moment de retrouvailles à Singapour aussi avec Parth, un ami indien qui a aussi passé pas mal de temps au Bangladesh. C'est incroyable à quel point ça fait plaisir de revoir des amis dans un pays différent, on rencontre tellement de gens en vivant à l'étranger, on dit au revoir à tellement de gens, on se promet toujours de se revoir, et puis on se répartit au quatre coins du monde. Alors quand on se revoit, pour de vrai, ça fait vraiment plaisir, c'est comme une promesse tenue.

Je m'arrête là, j'imagine que vous aimeriez des photos, il faudrait que je fasse de la place dans ma galerie picasa... J'y pense, mais je ne fais pas de promesse... Mais si vous voulez vraiment des photos, envoyez-moi un mail perso et je peux vous en envoyer quelques unes :)

Gros bisous
Melo

2 commentaires:

  1. Tu nous tentes vraiment...

    Claudine

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  2. Bonjour Mélody,
    Malgré le rhytme effréné auquel nous contraint la crise économique 'ceux qui gardent leur emploi sont aussi malheureux que ce qui le perde), j'ai trouvé 10 minutes pour consulter ton blog aujourd'hui.
    Je suis heureuxde voir que ta production est toujours intéressante et dépaysante à souhait.
    La question que je me pose est de savoir si on vit mieux à Syngaphour qu'à Dhaka?
    Merci de nous faire partager tes avanetures sans fin, bon courage pour la suite et salutations amicales à Samy.
    Vincent 121222

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