Depuis mon arrive au Bangladesh il y a maintenant 10 mois, j’ai eu l’occasion d’assister a un certain nombre de journees de “hartal” (greve politique). Ces journees de greve sont declarees par le parti d’opposition (BNP) pour marquer son desaccord contre le parti au pouvoir (Awami league) pour des raisons diverses et variees, et sont marquees par des manifestations dans les rues mais aussi des demonstrations de violence dans certains quartiers de la ville (voiture brulees, jets de pierre, attaque de policies, vitrines brisees…).
Generalement, ces evenements se cantonment au sud de la ville, entre Old Dhaka et Dhanmondi, mais rarement dans les zones residentielles de Gulshan et Banani. Toutefois par mesure de securite, un certain nombre de’ONG et enterprises ferment les jours de Hartal. Au Worldfish, la politique est la suivante: si tu consideres que sortir de chez toi te met en danger, tu ne viens pas travailler, mais tu rattraps tes heures le samedi suivant. Donc pour moi la seule difference entre les jours de hartal et les jours normaux est que le bureau est 10 fois plus calme!
Ces derniers temps toutefois, les hartals se multiplient, s’intensifient et s’etalent geographiquement. Le summum a ete la disparition la semaine derniere d’un dirigeant de l’opposition et de son chauffeur. Plus d'une centaine de personnes ont disparu ces derniers années sans que des enquêtes ne soient menées. Cette fois, la chef de l’opposition, Khaleda Zia, a menace d’intensifier les hartals si le disparu ne reapparaissait pas d’ici samedi soir (hier). Sauf que le bonhomme n’a pas refait surface.
Resultat: une dizaine de bus incendies hier, dont certains contenaient des passagers, des cocktails Molotov lances a plusieurs endroits dans la ville, des incidents violents sur Gulshan avenue (le centre du quartier residentiel)… Pendant 48 heures on nous recommande de ne pas sortir de chez nous, et l’ambassade de France nous envoie des mails et meme des sms plusieurs fois par jour. Mon superviseur m’a donc recommande de rester a la maison aujourd’hui et demain.
Atmosphere assez etrange, on nous parle de cette menace mais elle reste assez invisible, nous suivons les evenements par internet, mais ici les rues sont completement vides et calmes (ce qui toutefois au Bangladesh est assez difficile a croire et mauvais signe).
Bref, affaire a suivre! Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici deux articles recents (en anglais):
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/apr/26/bangladesh-politics-strikes-violence http://www.banglanews24.com/English/detailsnews.php?nssl=032608a0d8ef4946d0f7bec3707c024f&nttl=2012042940208&toppos=1
Generalement, ces evenements se cantonment au sud de la ville, entre Old Dhaka et Dhanmondi, mais rarement dans les zones residentielles de Gulshan et Banani. Toutefois par mesure de securite, un certain nombre de’ONG et enterprises ferment les jours de Hartal. Au Worldfish, la politique est la suivante: si tu consideres que sortir de chez toi te met en danger, tu ne viens pas travailler, mais tu rattraps tes heures le samedi suivant. Donc pour moi la seule difference entre les jours de hartal et les jours normaux est que le bureau est 10 fois plus calme!
Ces derniers temps toutefois, les hartals se multiplient, s’intensifient et s’etalent geographiquement. Le summum a ete la disparition la semaine derniere d’un dirigeant de l’opposition et de son chauffeur. Plus d'une centaine de personnes ont disparu ces derniers années sans que des enquêtes ne soient menées. Cette fois, la chef de l’opposition, Khaleda Zia, a menace d’intensifier les hartals si le disparu ne reapparaissait pas d’ici samedi soir (hier). Sauf que le bonhomme n’a pas refait surface.
Resultat: une dizaine de bus incendies hier, dont certains contenaient des passagers, des cocktails Molotov lances a plusieurs endroits dans la ville, des incidents violents sur Gulshan avenue (le centre du quartier residentiel)… Pendant 48 heures on nous recommande de ne pas sortir de chez nous, et l’ambassade de France nous envoie des mails et meme des sms plusieurs fois par jour. Mon superviseur m’a donc recommande de rester a la maison aujourd’hui et demain.
Atmosphere assez etrange, on nous parle de cette menace mais elle reste assez invisible, nous suivons les evenements par internet, mais ici les rues sont completement vides et calmes (ce qui toutefois au Bangladesh est assez difficile a croire et mauvais signe).
Bref, affaire a suivre! Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici deux articles recents (en anglais):
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/apr/26/bangladesh-politics-strikes-violence http://www.banglanews24.com/English/detailsnews.php?nssl=032608a0d8ef4946d0f7bec3707c024f&nttl=2012042940208&toppos=1
Hé bé, pas folichon le bengladesh...ils ont perdu l'esprit bouddhi bouddha :)
RépondreSupprimerNous, on a eu le droit à Sarko au Trocadéro, le PS et Mélenchon à la Bastille et Marine avec Jeanne d'Arc.
C'est moins tendu mais ça fait tout aussi peur.
Bises